• 647 Une ambassade chinoise conduite par Wang Huan zo est envoyée auprès du royaume nord indien Harcha, elle est attaquée par des Indiens.

    L'ambassadeur revient avec des contingents tibétains et népalais et capture ses agresseurs qu'il ramène enchaînés à la cour de Tchangan.

    A son retour en Chine, Tai zhong lui réserve le meilleur accueil, l'interroge longuement sur la situation des royaumes indiens et, fort satisfait de ses réponses, veut lui confier un poste de ministre.

    Hiuan zhong en pleine rédaction de ses ouvrages religieux ou philosophiques, décline cette offre mais se fixe dans la capitale au couvent de la Grande Bienfaisance en train d'être terminé et d'où l'empereur le fait souvent appeler au palais pour converser en toute amitié avec lui.
    L'expansion de l'empire chinois jusqu'aux confins indo-iraniens provoque aussi un contact avec le Christianisme, par la Transoxiane.

    L'empereur se range à la proposition de Zhang sun Wu ji, le siège de Anshi, cité fortifiée, bien défendue par le site et par une armée puissante commandée par un général compétent.

    Mais la cité ne se rend pas et au bout de deux mois, l'herbe se faisant rare, l'Empereur donne l'ordre de la retraite et prudemment il fait couvrir la route du retour par Li Shi ji et Li Dao zong, mais un terrible blizzard fait perdre à l'armée chinoise 70% de ses chevaux et plusieurs milliers de soldats.

    Tai zhong a compris qu'il lui faut un allié dans la péninsule pour venir à bout de ce voisin gênant qui empêche les ambassades du Silla et du Paekche de lui apporter le tribut ainsi qu'aux envoyés de l'empire du Japon.

    Or le Silla fait appel à lui, car il est attaqué par le Paekche et le Koguryo, Tai zhong change de stratégie et choisit de ravager la plaine de la rivière Liao par des troupes chinoises et barbares et de faire un blocus maritime.

     


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  • Chapitre XXXV 

    L'empereur a interrogé des vétérans des guerres des Sui et a fait construire quatre cents navires pour transporter le ravitaillement.
    L'armée de Koguryo, forte de 150000 Coréens auxquels s'ajoutent des mercenaires Mohe est signalée, l'empereur envoie un message qui détend la situation, le seul but de la campagne est la chute du régicide.

    Les généraux ennemis relâchent les défenses, Tai zhong monte une embuscade, Zhang sun Wu ji avance avec onze mille soldats, l'Empereur est accompagné de quatre mille soldats et cavaliers, tandis que Li Shi ji mène 5000 cavaliers et prennent position près du camp ennemi.

    Le groupe de l'Empereur paraît isolé en 645, le général Go Yeon su, déclenche une attaque audacieuse pour capturer l'Empereur Tang, mais il est pris en tenaille par les troupes de Tai zhong et celles de Zhang sun Wu ji, qui se découvrent soudain.

    L'attaque de Go Yeon su est stoppée et ses troupes subissent de fortes pertes (20000 soldats), Go Yeon su tente de réorganiser ses troupes mais il est encerclé, le seul pont permettant la retraite est coupé par Zhang sun Wu ji.

    Go Yeonsu, et 36800 hommes doivent se rendre aux troupes chinoises, les officiers capturés sont intégrés dans l'Empire avec des titres chinois et envoyés dans des villes chinoises, les soldats coréens sont pardonnés et relâchés tandis que trois mille trois cents mercenaires Mohe sont éliminés.

    Plusieurs cibles sont maintenant disponibles pour l'armée Tang, Jianan (Geonan) Xincheng et Wugu sont peu défendues mais trop enfoncées dans le Koguryo pour assurer les lignes de ravitaillement.

     


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  • 642 le général Yeon Gaesomun, qui supervise le renforcement de la frontière, ouvertement anti-chinois, renverse Yeongnyu par un coup d'état puis l'élimine avec une centaine de fonctionnaires loyalistes, il met sur le trône le neveu du précédent roi, Boyang.

    L'empereur et sa cour s'inquiètent mais le Koguryo a fait tomber la dynastie Sui, alors prudence, Silla, un des royaumes coréens vassaux de l'empire, annonce qu'il est attaqué par le Koguryo au Nord et le Paekche à l'ouest.

    La Chine doit agir militairement mais tous les conseillers de l'empereur ne sont pas de cet avis, le général Li Shi ji fait remarquer que si le Koguryo unifie la Corée à son profit, il peut s'allier avec les Malgal de Mandchourie ou les Xueyantuo ce qui deviendrait dangereux pour la frontière du Nord, Tai zhong envoie des diplomates au Koguryo, en vain, et Yeon Gaesomun en enferme un diplomate.

    C'est une déclaration de guerre.

    645 les troupes chinoises, menées par l'empereur, avancent dans le Liaodong, tandis que la marine conduite par Zhang Liang suit les côtes vers la capitale du Koguryo, le motif déclaré de la guerre est de renverser le régicide qui a tué un fidèle vassal, Yeongnyu et attaqué un autre, le Silla.

     


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  • La Chine des Tang devient une puissance militaire et vers 640, la paix est solide, Tai zhong qui prend modèle sur l'empereur Han Wu, envisage une double attaque terrestre et maritime pour conquérir le nord de la Corée, le roi Fou-chô-Sin tremble et le général l'exhorte à venir se présenter au fils du Ciel.

    Le roi s'exécute et après un séjour de plusieurs mois à la cour de Tchangan, il est autorisé à rentrer chez lui avec une robe d'honneur, cinq mille pièces de soie et de nouveaux privilèges, Kachgar et Yarkand ne causent pas de soucis pour accepter la suzeraineté chinoise.

    Au Tibet un chef Songsten Gampo, organise dans la région de Lhassa, un royaume structuré, il est maître de tout le plateau tibétain, une première demande en mariage avec une princesse chinoise de rang impérial est rejetée en 634.

     

    Une nouvelle fois le Tibet attaque la Chine, une armée tibétaine intervient et assiège la préfecture de Songzou qui contrôle la branche sud de la Route de la Soie, une première armée chinoise venue les déloger est vaincue.

    Il faut une deuxième armée conduite par Nin Jida pour que les Tibétains se retirent.

    L'empereur de Chine est conscient qu'avec cette armée de cent mille soldats, le souverain du Tibet est puissant et une négociation s'engage qui aboutit au mariage demandé en 641, ainsi qu'à l'envoi de maîtres pour enseigner le chinois et l'autorisation pour des membres de la famille royale tibétaine d'étudier à l'Université d'Etat de Tchangan, la Chine et le Tibet sont en paix jusqu'à la fin du règne de Songsten Gampo.

    641 il envoie Chen Date cartographier la zone de la frontière nord est, et y recueillir des informations pour une éventuelle campagne.

     


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  • L'empereur songe à les attirer pacifiquement l'oasis la plus proche et la plus influencée par la culture chinoise est celle de Tourfan, dont la dynastie est d'origine chinoise, le roi de Tourfan est venu en 630 rendre hommage à Tai zhong mais en 640, il est imprudent et s'allie avec des révoltés turcs pour couper la route des caravanes entre la Chine, l'Inde et l'Iran, il compte sur le désert de Gobi pour le protéger.

     

    Un corps de cavalerie chinois franchit ce désert et apparaît soudain devant la cité de Tourfan, le roi, apprenant la nouvelle, meurt de saisissement.

    Les généraux chinois rapportent l'épée enrichie de joyaux du roi de Tourfan qui est offerte au général turc A-che-na-chö-eul, Tourfan est annexé à l'empire et devient ensuite le siège du gouvernement chinois de l'Ouest pacifié Ngan si jusqu'en 658, ensuite c'est Koutcha qui prend le relais.
    Tou-ki-tche, le souverain de l'oasis suivante, celle de Qarachahr, a aidé les Chinois à écraser les Tourfan, leurs frères ennemis, mais Tourfan annexé, il prend peur et s'allie aux Turcs dissidents.

     Tai zhong envoie une nouvelle armée dans le Gobi, dirigée par un chef plein de ressources, Kouo-Hiao-ko.
    Le site de Qarachahr avait un pourtour de dix-sept kilomètres, il était protégé sur les quatre côtés par les monts des Tien-chan et par le lac Baghratch, aussi les habitants étaient-ils convaincus qu'ils ne pouvaient être surpris.

    Mais Kouo-Hiao-ko, s'avançant à marches forcées, franchit la rivière et arriva de nuit au pied des remparts.

    Il attendit le point du jour pour donner l'assaut au milieu des cris de la multitude.

    Les tambours et les cornes sonnèrent à grand bruit et les soldats de Tang se donnèrent libre carrière, les habitants furent saisis de panique.

    On coupa mille têtes et un prince loyaliste est mis sur le trône, toute l'opération est dirigée par l'empereur, de sa capitale.

    Les rapports restent courtois et le Koguryo renforce ses défenses.

     


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  • 630 Suite à une imprudente provocation d'El-qaghan, l'empereur en, lance contre lui toute l'armée chinoise, le khan est rejoint dans la Mongolie Intérieure, au Nord du Chanxi, l'armée chinoise surprend son camp près de Kouen houa tcheng et disperse ses hordes, puis elle le poursuit en Haute Mongolie, vers l'Orkhon et le Kerulen et le force à se réfugier chez une tribu qui le lui livre. 

     

    Pendant un demi-siècle (630 - 682), le Khanat des Turcs Orientaux est soumis à la Chine et son territoire, l'actuelle Mongolie, attaché à l'Empire.
    L'empire des Turcs de Mongolie abattu, l'empereur s'occupe de ceux du Turkestan, à l'Ouest, dirigés par un puissant souverain, nommé Tong le Yaghou, ils dominent de l'Altaï à la mer d'Aral, tous étaient montés sur des chevaux ou des chameaux et vêtus de fourrures ou de laine, portant de longues lances, des bannières et des arcs droits.

     

    630 le hasard le sert bien, le Khan du Turkestan est assassiné dans des circonstances assez troubles, aussitôt son royaume se morcelle en plusieurs groupes de tribus ennemies.

     

    Il dispose d'une armée renforcée par l'apport des invasions barbares qui ont dominé la Chine du Nord pendant trois siècles, il peut aussi compter sur des auxiliaires turcs.

     

    Qu'ils soient fantassins ou cavaliers, ces soldats sont protégés par leurs armures de cuir bouilli, renforcées au niveau du plastron et du dos de plaques de métal, et au niveau du bas-ventre par une pansière de cuir ou d'écailles métalliques.

     

    Ils portent aussi de grands boucliers ronds ou rectangulaires décorés de figures de monstres, pour porter ces cavaliers lourdement équipés, il faut de solides montures, à regarder les statues qui ornent leurs tombeaux, les empereurs Tang ont trouvé ce qu'il leur fallait et les chevaux de race Tahoe sont fameux dans la Chine des Tang.

     

    A présent que le danger turc est évanoui, Tai zhong peut songer à rétablir le protectorat sur les oasis du Tarim, indispensables pour contrôler la route des caravanes vers l’Inde et vers l’Iran.

     


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  • À cette époque, la domination des hommes était assurée et maintenue grâce à certaines normes, les trois principes cardinaux le dirigeant est le maître du sujet, le père est le maître du fils et le mari est le maître de la femme et les cinq vertus perpétuelles (bienveillance, droiture, bienséance, sagesse et sincérité) encadraient la conduite en société, et les trois obéissances dans l'ancienne Chine, une femme devait obéir à son père avant le mariage, à son mari durant son mariage et à ses fils durant son veuvage, de même que les quatre vertus (fidélité, charme physique, discours convenable et habileté aux travaux d'aiguille de la femme) guidaient l'ordre familial.


    Dans la Chine féodale, les femmes n'avaient pas leur mot à dire au sujet de leur futur époux, et on s'attendait à ce qu'elles se plient sans condition aux arrangements de leurs parents ou de leurs frères, les femmes n'avaient pas le droit de divorcer ni de se remarier.

    Qu'une femme vive plus longtemps que son mari ou non, elle n'avait le droit de se marier qu'une seule fois durant sa vie.

    D'autre part, un époux avait le droit d'abandonner sa femme en toute légalité si elle avait commis l'un de ses sept péchés, infidélité, infertilité, débauche, jalousie, si elle avait contracté une maladie honteuse, avait volé ou s'était ingérée dans les affaires des autres.

    Avec un si piètre statut social et familial, les femmes ne pouvaient même pas espérer occuper une place dans la sphère politique ou économique.

    Cependant, au cours des deux millénaires, longs et obscurs, de l'histoire féodale de la Chine, il y a eu un court répit, une lueur pour les femmes opprimées de la Chine ancienne, durant l'âge d'or de la dynastie des Tang.

     


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  • 626 Tai zhong décide, de placer tous les monastères bouddhistes des territoires de la couronne impériale sous un contrôle confucéen sévère.

     

    Le pèlerin célèbre Hiuan zhong qui a sollicité en 629, l'autorisation de partir en pèlerinage vers le Gange s'est vu refuser les passeports nécessaires, il est donc sorti de l'Empire en cachette et s'est engagé dans le désert de Gobi dans des conditions dangereuses.

     

    Puis la traversée du Tarim, du Turkestan et de l'actuel Afghanistan lui a permis de recevoir un accueil empressé de ses coreligionnaires et aussi des autorités car c'est aussi un philosophe venu pour étudier la philosophie sanscrite, ainsi qu'un explorateur et un géographe.

     

    630 Le contrôle de l'Asie centrale a joué un grand rôle dans le raffinement de la culture Tang.

     

    L'avancée des Arabes en Asie centrale après leur conquête de la Perse sera une sérieuse menace entre 630 et 640, leurs armées atteignent la ville de Tachkent, une trêve incertaine de quatre décennies repoussera une confrontation directe avec les Chinois.

     

    En Chine, à l'époque féodale, la société faisait preuve de chauvinisme mâle, de sorte qu'il y avait une croyance fort répandue, l'homme est supérieur à la femme, c'est ainsi que cette croyance est devenue l'idéologie dominante tout au long de la société féodale, les femmes ne valaient guère plus que des servantes obligées dans la Chine ancienne.

     


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  • 626 le prince héritier et son frère cadet, qui avaient ourdi un complot contre Li Shi min, sont assassinés par ce dernier qui pousse son père, l'empereur Gao zu, à démissionner, Li Shi min prend le pouvoir sous le nom d'empereur Tai zong, le code pénal est à nouveau simplifié dans un sens moins draconien, une politique sociale est mise en oeuvre pour faire face aux périodes de calamités agricoles.

     

    Sur le plan juridique, le code Tang comprend cinq cents articles, c'est le premier code chinois qui est parvenu complet jusqu'à nous, il était toujours en vigueur en 1912.

     

    Dès son intronisation, l'empereur est en harmonie avec les lettrés confucéens à propos du Bouddhisme, c'est à dire qu'il approuve les critiques faites contre le monachisme bouddhique pour son caractère antisocial, anticivique, et antinational.

     

    Cent mille bonzes et autant de bonzesses sont ainsi voués au célibat, dans la Chine du début du VIIè siècle.

     

    Les Tujue orientaux (Turcs), profitant des dissensions de la famille impériale, attaquent la Chine et parviennent jusqu'aux portes de Changan, ils sont repoussés. 

     

    626 Le règne de Tai zhong fut l'apogée des Tang, il eut des relations exemplaires avec ses ministres et institua une forme d'école publique, les étudiants diplômés devaient réussir aux examens impériaux pour obtenir un poste officiel.

     


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  • L'avènement de Li che min devenu l’empereur Tai zhong

    Les frères invitent Li Che min à un festin pour fêter ses victoires et l'empoisonnent mais il prend du contrepoison, un piège est organisé pour tuer Li Che min à une porte du palais mais un traître l'avertit, des amis de Li Che min placent des combattants aux endroits propices et à l'heure prévue pour le guet-apens Li Che min se prépare comme pour aller sur le champ de bataille.

    Il endossa sa cuirasse, mit son casque, prit son carquois et ses flèches et sortit pour se rendre  au palais, dès qu'ils l'aperçoivent, les frères lui envoient des flèches mais ils sont trop loin et le manquent, la première flèche de Li Che min tue un de ses frères et l'autre est éliminé par son officier, les hommes placés en embuscade se découvrent.


    Mais les serviteurs du palais et le peuple commencent à s'attrouper, Li Che min enlève son casque, se fait reconnaître et déclare, (ceux qui voulaient m'assassiner sont morts).
    Il reste à annoncer la nouvelle à l'empereur dont la préférence pour les deux fils aînés est flagrante, Li Che min en charge Kungte, ce dernier, sans respect des règles de l'étiquette pénètre tout armé dans l'appartement de l'empereur.

    En apprenant la nouvelle, Li yuan ne peut contenir sa colère et exige une enquête sévère, Li che min se présente enfin en montrant toutes les marques de la piété filiale.

    En le voyant à ses pieds, le vieux monarque le relève, l'embrasse en pleurant et l'assure qu'il est persuadé que Li Che min était en état de légitime défense, Li yuan abdique en sa faveur en 626.

    Ce dernier refuse le trône deux fois jusqu'à ce que Liy uan ordonne et que son fils se laisse forcer la main et devienne l'empereur Tai zhong.

    Pour éviter toute vengeance et pacifier l'Empire, Tai zhong fait disparaître rapidement ses belles-sœurs et ses neveux, on n’y allait pas par quatre chemins à l’époque, l'ancien empereur se retire dans un de ses palais.

     


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