• De l’architecture en pierre des Han, il ne reste qu’un petit nombre de tours (Què), les (Què) sont des tours de guet en pierre qui vont toujours par deux, elles ont une fonction symbolique et se dressent à l’entrée des palais, des bâtiments de prestige, des temples et des mausolées, la plupart sont des bâtiments imposants, agrémentés de toits en saillie et de frises ornementales en relief, parfois, la tour comporte une annexe surmontée d’un toit.

    Les tours què placées à l’entrée d’un mausolée étaient flanquées de sculptures d’animaux mythiques, la forme de ces colonnes de pierre était inspirée des tours de guet en bois qui encadraient les portes d’entrée, de nos jours l’architecture moderne, à tendance à reproduire ses (Què), soit sous forme de colonne d’entrée, ou en forme de lampe.

    Les styles Tang évoluaient souvent vers des formes étirées et minces, aboutissant à une flèche caractéristique, les toitures cintrées atteignirent leur perfection durant la période Song, des traverses furent créées pour supporter le poids de ces toits, à l’intérieur, un système de voûtes et de consoles en bois produisait une impression d’espace.

    Les pagodes sont demeurées le principal type d’édifice religieux, construites en maçonnerie durant la période Song, notamment en Chine du Nord, elles étaient souvent décorées d’un treillis complexe, l’architecte Song préférait la hauteur à la largeur.

     


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  • C’est principalement les services pour le thé, la porcelaine est couverte de bambou.

     

    Le bambou est débité en fine tige aussi fine que l’épaisseur d’un cure dent, trempée dans des bains de pigment naturel de diverse couleur.

     

    Avec ce bambou on fait une véritable broderie qui enrobe la porcelaine, un peu une sorte d’isolation pour gardé la chaleur du thé.

     

    Connaissance de l’architecture chinoise :

     

    Ici nous entrons dans un domaine, qui sur bien des points, nous montre le génie chinois dans l’architecture.

     

    Grâce à une recherche archéologique intensive, nous avons d’une image assez fidèle de l’architecture chinoise dès -23000 av. J.-C. et de l’urbanisme des périodes ultérieures, les informations que nous avons proviennent essentiellement des vestiges architecturaux souterrains.

     

    Les couleurs étaient largement utilisées dans l’agencement d’une ville, des murailles et des peintures.

     

    Par exemple, après la dynastie Ming, seuls ceux qui étaient apparentés à l’empereur pouvaient habiter des maisons aux murs rouges avec un toit aux tuiles jaunes.

     

    Les maisons des gens ordinaires devaient être construites de briques bleues avec un toit aux tuiles bleues.

     

    Cependant les couleurs utilisées pour les poutres travaillées et les colonnes étaient très riches, un grand nombre de bâtiments avaient des tuiles noires et des murs blancs.

     

    Ainsi, en ce qui concerne l’époque Han, les archéologues peuvent préciser l’emplacement des palais, des grands entrepôts à grain, des arsenaux militaires et des édifices religieux.

     


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  • Les potiers chinois ont une longue tradition, souvent encouragée par la Cour impériale elle-même, de reproduire les techniques et les styles des dynasties précédentes.

    Ceci peut compliquer l'identification précise de l'origine d'une pièce et sa datation, mais ne peut en aucun cas être considéré comme fabrication de faux, ni même une reproduction.

    Cependant, faux et reproductions ont jalonné l'histoire de la céramique chinoise, et continuent d'être produits actuellement en nombre toujours croissant.

    Les statuettes funéraires Tang ont été abondamment copiées à l'époque moderne, depuis bientôt près d'un siècle, ces faux sont souvent des reproductions de bonne qualité, exécutées sans intention de tromperie, mais dont on a meulé les marques d'identification.

    Ces pièces sont cependant d'une qualité sensiblement inférieure aux originaux, ce qui permet de les identifier.

    Le contrôle des températures du four

    De nos jours les fours sont modernes et automatique avec un thermostat, ce qui facilite la cuisson des différentes sortes de céramique ou porcelaine.

    Mais dans les époques  reculées, c’est seulement l’expérience du potier qui remplaçait le thermostat, d’abord par un feu doux, puis progressivement par l’augmentation de la puissance du feu, par  paliers, pour finir par l’utilisation des soufflets pour les très hautes températures, sur une durée de temps calculée par expérience.

    Pour finir par un refroidissement très lent, en diminuant progressivement le feu, cela pour éviter une brusque contraction de la matière, qui aurais un effet catastrophique.

     


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  • Une céramique peut être cuite de deux manières différentes

    Cuisson en oxydation dans ce cas, le feu est clair, car l'oxygène alimente le four en abondance.

    Cuisson en réduction  dans ce cas, le four est très peu alimenté en oxygène, le four s'emplit alors d'oxyde de carbone, qui cherche à se transformer en gaz carbonique en prenant l'oxygène de l'oxyde de fer éventuellement contenu dans la pâte.

    La terre cuite est cuite à basse température, aux alentours de 600° à 800 °C.

    L'oxyde de fer qu'elle peut contenir donnera à la terre cuite une coloration rouge si elle est cuite en oxydation, et grise si elle est cuite en réduction.

    Le fait de modifier la température des fours modifie la teinte de la couverte, technique connue sous le nom de yaobian

    Céramiques guan et ge 

    L’obtention de certaines couleurs nécessite un contrôle de l’atmosphère de la chambre de cuisson, une cuisson en réduction visera à réduire au maximum la teneur en oxygène dans l’atmosphère.

    Le potier ferme les ventaux d’aération de la chambre, celle-ci se remplit alors de fumée, l’atmosphère va aspirer l’oxygène contenu dans les céramiques, et principalement dans les oxydes métalliques présents dans la couverte, ceux-ci vont se retrouver réduits à un état inférieur sans oxygène, et donner dans le cas du fer des couleurs tirant sur le bleu, le vert ou le gris, et pour le cuivre, sur le rouge.


    Dans le cas d’une cuisson en oxydation, c’est le contraire qui se produit, les oxydes de fer virent au brun ou au rouge, et le cuivre donnera une teinte verte, l’atmosphère de cuisson est cependant difficile à garder constante et nombre de pièces montrent des traces d’une réduction imparfaite.

    En général, la chambre est très enfumée lorsque le foyer vient d’être allumé créant une atmosphère réductrice, mais la fumée se dissipe lors du refroidissement, engendrant un climat oxydant, l’atmosphère agit sur la plus ou moins grande dureté d’une pièce. 

    Une fois toutes ces opérations achevées, les objets sont préparés pour leur expédition, emballés dans de la paille tressée, puis, pour les plus importants, conditionnés dans des caisses de bois, et voyageront par voie fluviale.

     


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  • Vers 1100°C, la silice commence à entrer en fusion amorçant un processus de vitrification, on obtient alors du grès, c’est à dire des particules d’argile, enrobées dans un magma transparent.

     

    Au fur et à mesure que la température va croître, se forme un cristal dont la composition ressemble à des aiguilles enchevêtrées, consolidant le corps.

     

    Simultanément la silice fond et augmente la proportion de verre contenu dans la pâte.

     

    Quand la cuisson est conduite jusqu’à 1350°C, on obtient un matériau parfaitement fusible, la porcelaine.

     

    Afin que le corps et le revêtement adhèrent parfaitement, cette température est maintenue pendant de longues heures.

     

    Durant cette phase ultime des bulles d’air vont sortir de la couverte.

     

    Ensuite commence le refroidissement du four.

     

    Le corps de la céramique se contracte alors que le verre qu’il contient se solidifie.

     

    Corps et couverte, désormais solidaires en raison de leur différence de nature, peuvent engendrer un réseau de craquelures.

     

    Ce phénomène, pour certains types, sera exploité à des fins décoratives, tel est le cas des guan et des ge.

     


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  • Le combustible utilisé
    A compter des Song, le Nord de la Chine utilise en général le charbon et le Sud, le bois, sous les Ming, le combustible principal reste le pin.

    Il permet d’obtenir les meilleures flammes alors qu’avec le charbon la porcelaine a tendance à perdre sa teinte immaculée.

    A partir des Qing, se pose le problème du ravitaillement en bois du fait de la déforestation intense des collines avoisinantes. 
    Durant la cuisson, le four est chauffé graduellement jusqu’à obtenir la température nécessaire, cependant on prend soin de respecter plusieurs paliers afin que la pression à l’intérieur de la pâte n’augmente pas trop rapidement pour éviter l’éclatement des pièces.

    La première phase, durant laquelle l’eau contenue dans la pâte s’évapore, se situe à environ 120°C.

    Une fois l’eau évaporée, un deuxième palier est franchi à 350°C, le restant de l’eau faisant partie intégrante du minéral d’origine bout alors et les éléments organiques contenus dans l’argile se décomposent.

    Ensuite vers 650°C on observe les premiers signes de transformation vers une matière céramique, mais les particules ne sont pas encore soudées entre elles.

    Durant l’étape suivante, vers 950°C, les composantes de l’argile commencent à se fondre, c’est à cette température que l’on obtient les premières terres cuites.

     


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  • Les cassettes sont des boîtes en argile réfractaire disposées dans la chambre de cuisson et destinées à protéger les céramiques du contact de la flamme et des cendres en suspension.

     

    Elles sont posées sur le sable répandu sur la sole du four et empilées jusqu’à former de véritables murs.

     

    Plusieurs bols peuvent être cuits à l’intérieur d’une seule et même casette, toutefois, l’un des soucis majeurs du potier est de faire en sorte que la pièce n’adhère à la cassette lors de la cuisson, on posera donc les objets sur des galettes intermédiaires ou des pernettes.

     

     
    Les pernettes sont des pièces céramiques ou métalliques de forme circulaire ou triangulaire, présentant de petits éperons dressés sur lesquels repose l’objet à cuire.

     

    Ces points de contact minimum permettent de réduire la surface d’appui et donc d’enduire entièrement l’oeuvre de couverte.

     

    Les marques de ces pernettes restent visibles en particulier sur les Ru, les Guan et les Jun.

     


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  • La place des pièces dans le four

    Les cassettes contenant les pièces à cuire sont empilées par taille, les plus grandes d’abord, les petites étant placées dans les espaces intermédiaires laissés vides.

    Le remplissage de la chambre de cuisson se déroule selon deux modes suivant la nature des commandes.

    Dans les fours appointés par la cour, le rang de cassettes le plus proche de la chambre de chauffe est laissé vide de manière à créer un écran protecteur.

    Les deuxième et troisième rangs accueillent, quant à eux, les oeuvres de qualité moyenne alors que les meilleures pièces sont disposées dans les quatrièmes, cinquième et sixième rangs, au fond sont placées les produits plus modestes.

    Le second critère de remplissage a trait à la nature des pièces elles-mêmes, les céramiques à décor craquelé seront disposées le plus près du foyer, ensuite viendront les céladons et les monochromes rouges sous couverte cuits en réduction.

    Le centre de la chambre convient aux monochromes blancs, aux monochromes bleus sous couverte ainsi qu’au bleu-et-blanc.

    Quant à l’arrière, il accueille les céramiques à glaçure, ainsi que les pièces cuites dans une atmosphère oxydante obtenue en ouvrant les ventaux situés sur la partie arrière du four.


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  • Le four à feu de moufle 

     

    Sur un corps cuit à haute température, on pourra appliquer des émaux à feu de moufle dans un second temps.

     

    Pour ce faire on aura recours à un four spécifique qui comporte une chambre intérieure dite « moufle » afin de protéger les objets du contact direct de la flamme.

     

    Le four à moufle comporte une double enveloppe, la chaleur circule entre les deux parois externes, évitant le contact direct des flammes et des cendres avec les pièces à cuire.

     

    Le moufle peut prendre également la forme d'une chambre interne en matériau réfractaire dans laquelle sont placées les pièces à cuire.

     

    Elle peut-être en fer ou en brique, chauffée de façon homogène jusqu’à une température de 800°C.

     

    Ce type de four est utilisé pour tous les décors d’émaux en particulier les sancai ou (Trois couleurs), les wucai ou (Cinq couleurs), les (famille verte) et les (famille rose).

     

    Certaines pièces au décor complexe nécessitent plusieurs passages à feu de moufle.

     


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  • Elles sont très fines et très résistantes, elles sont fréquemment ornées de petits décors incisés, puis moulés, tels que des guirlandes de fleurs ou des vagues, le rebord des coupes peut être nu et cerclé de métal.

     

    Lorsque, sur un corps blanc et fin, la couverte avait un contenu en fer peu élevé (moins de 1 %), les Chinois qualifiaient ces pièces, qui présentent un aspect très vitrifié, de quasi-jade.

     

    Les céramiques cizhou (慈州) sont une variété de grès, de couleur fréquemment grise ou chamois, à décor peint, incisé ou gravé sur un engobe, le décor, généralement brun foncé, pouvait être obtenu de diverses façons.

     

    L'une des techniques consistait à recouvrir le vase d'un engobe blanc, et à inciser le décor de façon à mettre à nu le corps de l'objet, celui-ci était alors enrobé d'une couverte, laissant apparaître le contraste entre le corps brun de l'objet et l'engobe blanc.

     

    Un engobe se différencie d'un émail par sa teneur en argile, la grande différence est que l'engobe contient beaucoup plus d'argile dans sa composition qu'un émail.

     

    Les engobes sont typiquement posés sur le tesson (le matériau céramique non cuit) quand il est vert (c'est-à-dire qu'il vient d'être façonné mais n'est pas encore sec ni cuit).

     

    Comme l'engobe contient de l'argile, s'il était posé sur la céramique sèche il se fendillerait à cause du retrait de la terre, les engobes ne se posent généralement pas sur un biscuit ou une pièce déjà cuite.

     


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