• 624 une nouvelle armée arrive, le qaghan des Turcs orientaux, Hieli, pense que l'anarchie chinoise est le bon moment pour intervenir.

    Aussi, avec son neveu Toloui, il a pris la direction de cette grande chevauchée, élimine les postes frontières et approche des faubourgs de la capitale impériale, le nouvel empereur, Gao zu, panique et parle d'abandonner la capitale mais Li Che min part avec 100 cavaliers d'élite, relever le défi des Turcs.

    Avec beaucoup d'audace, il les approche, pénètre dans leurs rangs et les apostrophe, (La dynastie des Tang ne doit rien aux Turcs, pourquoi envahissez-vous nos Etats, je suis prêt à me mesurer avec votre Khan), il s'adresse personnellement à certains chefs comme Toloui avec lesquels une camaraderie militaire le lie et réveille chez eux la fraternité d'armes.

    Cette ferme assurance intimide les Turcs, les chefs des hordes se réunissent puis font demi-tour, quelques heures après une pluie diluvienne tombe, Li Che min s'adresse à ses cavaliers et leur dit, (Camarades, c'est le moment de donner nos preuves).

    Toute la plaine n'est plus qu'une mer, la nuit va tomber et sera des plus obscures, il faut marcher, les Turcs ne sont à craindre que quand ils peuvent tirer des flèches, courons à eux le sabre et la pique à la main, nous les enfoncerons avant qu'ils se soient mis en état de défense.
    Au petit jour le camp turc est enlevé et la cavalerie chinoise sabre jusqu'à la tente du qaghan qui demande à traiter et se retire jusqu'en Mongolie.

    Li Che min s'affirme ainsi comme le soutien le plus ferme de l'empire et cela ne plaît pas à ses deux frères aînés, jaloux, ils veulent l'éliminer, l'empereur prend ombrage de sa popularité et progressivement l'éloigne des décisions, un drame va ponctuer cette situation périlleuse.

     


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  • Chapitre XXXIII 

    En effet, le praticien utilise une grande diversité de techniques variant selon les zones à traiter, le genre de déséquilibre, l'âge et la constitution de l'individu. Selon nos critères occidentaux, le Tui Na se classerait dans la catégorie des massages plutôt dynamiques.

    Les techniques de Tui Na permettent de dégager les Méridiens de tout blocage, de stimuler la circulation du Sang et de l'Energie, d'assouplir les muscles et les articulations, et d'accroître la vitalité et la résistance aux maladies.

    Le mouvement, ou manipulation mobilisatrice, avec compressions, redressements, tractions, torsions, rotations, extensions, flexions.

    L'effleurage, avec frôlements, caresses, onctions.

    Le Pétrissage, avec pincements et malaxage.

    Les Percussions, avec la paume ou le tranchant de la main, le poing fermé ou en chiquenaude.

    Les Frottements, avec frictions, lissages.

    Les compressions avec les doigts, en appuyant, en tirant, en tournant. 

    Une thérapie en vogue à cette époque a été la combinaison du an mo avec des onguents à base de plantes, liniments et pommades provenant de la materia medica chinoise, un certain nombre de "onguents an mo sont décrits dans la littérature Tang.

    Les indications en médecine interne pour l’an mo inclus les rhumes et la grippe, l’hémiplégie, douleurs cardiaques, douleurs abdominales, fièvre, convulsions, démence, anurie, œdème, céphalées et des arthralgies.

    Les indications dermatologiques inclus furoncles, urticaire et la tuberculose lymphoïde.

    Les indications ORL inclus la congestion nasale, la surdité, et les maux de dents.

    Les indications pédiatriques comprennent la fièvre, distension abdominale, et retard du langage, mais aussi les troubles gynécologiques, y compris l’accouchement difficile, l'infertilité, et l'aménorrhée.

     


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  • Le quatrième principe c’est de respecté les trois niveau et les règles issu du feng shui, a savoir, le haut pour le ciel, le centre pour les esprits, le bas pour la terre, selon la conception chinoise, il y a six grandes catégories de récipients dans l'arrangement floral intérieur :

    Le vase, l'assiette, la cuvette, le bol, le tube et le panier généralement fait avec des lamelles de bambou.

    Le vase est assurément le contenant originel pour disposer des bouquets de fleurs en Chine, l'usage de l'assiette dans l'arrangement floral a des origines presque aussi anciennes, a cause de sa faible profondeur, l'assiette a d'abord présenté quelques difficultés, les bouquets n'étaient pas faciles à tenir sur sa large surface.

    624 La création du Grand Service Médical qui supervise les études de médecine et organise la recherche, un statut agraire, inspiré de celui des Wei du nord, redistribue la terre aux paysans sur une base viagère.

    Le plombage d’une dent fut invente en chine avec une pâte d’argent. 

    La dynastie des Tang fût une période où de grands développements en médecine ont été réalisés dans les techniques et les domaines d'application du an mo.

    Les écoles de massage, leur héritage remonte à la dynastie Tang (618-907) qui institua une Académie Impériale de Massage dont l'enseignement reste encore de nos jours la référence classique, enseigné dans les université de médecine.

    Il arrive parfois que les termes, Tui Na, et An mo, soit confondu, ce sont les deux types de manipulations les plus couramment utilisées dans le massage thérapeutique chinois.

    Tui na signifie pousser et Na, saisir.

    An mo, signifie appuyer  (an) et frotter (mo), soit relié au mot Tui Na, car ces deux mouvements sont également à l'origine de l'approche.

    Le massage Tui Na est, avec l'acupuncture, la diététique, la pharmacopée et les exercices énergétiques (Qi Gong et tai-chi), l'une des cinq branches de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC).

    Il est donc fondé sur la vision à la fois (énergétique) et très pratique qui est propre à la MTC et qui est présentée dans l'onglet Médecine Traditionnelle Chinoise.

    Le massage Tui Na diffère des techniques de massage occidentales, surtout à cause du concept énergétique sur lequel il repose (harmonisation du Qi), mais également en raison de la multiplicité des types de manipulations.

     


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  • Ces sentiments sont communiqués aux plantes et aux fleurs choisies pour leur caractère élevé et noble selon l’esthétique traditionnelle, relevées avec du bois sec ou parfois, mais cas plus rare avec une roche, ils s’évertuèrent plutôt à reproduire avec fidélité la nature telle qu’elle se présentait à eux.

     

    Grâce à une création ingénieuse de plante en pot, les esthètes dépeignirent des scènes aussi variées que des haies de bambou dans les campagnes ou de grands panoramas aux chutes d’eau tombant de majestueuses montagnes.

     

    A part les produits de saison, les floralismes agréent normalement quatre principes.

     

    Le premier principe, le nom de la fleur est euphoniquement très important, par exemple, la pivoine, symbole de la richesse et de l'honneur, le narcisse, symbole de la longévité, sont considérées comme de bons choix, car leur nom assure une connotation de bon augure.

     

    Le deuxième principe, les attributs ou les caractéristiques particulières des fleurs qui composent sont toutes codifiées, ainsi, les branches de cyprès ou de pin qui restent toujours vertes sont un choix privilégié.

     

    En revanche, la glycine, le lierre et d'autres plantes grimpantes à cause de leur nature à la torsion, la courbure et l'enchevêtrement, ainsi que les fleurs et plantes sauvages, notées pour leur éphéméride sont taboues.

     

    Le troisième principe, les mythes et légendes associés ont aussi leur influence sur le choix des fleurs, le daphné parfumé joueï hiang   tient son nom chinois d'un moine qui, lors d'un songe, le respira le premier; il a la réputation de grande noblesse.

     

    Au contraire, le coquelicot rouge ou fleur de la Belle Yu 虞美人花, que la légende soutient comme la réincarnation de la maîtresse au si triste destin de Hiang Yu 項羽, prince de Tchou et vaincu par son rival Lieou Bang devenu empereur céleste, est regardée comme une fleur de malchance.

     


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  • L'arrangement floral a atteint l'apogée de sa popularité sous la dynastie de Song (960-1279), car, à cette époque, cet art n'était plus le privilège des hautes sphères de la société.

     

    Le bol reçut une faveur spéciale sous la dynastie de Song (960-1279), les nuances dans le bleu et le vert et les courbes gracieuses de ces bols illustrent le lien esthétique traditionnel entre les fleurs et leur contenant, bien sur le choix de la forme, de la couleur, du motif décoratif, doit être en parfaite harmonie avec le bouquet.

     

    La plupart des tubes d'arrangement floral sont en bambou, ils demeurent le récipient le plus facile à trouver puisqu'il suffit de le tailler dans une section de bambou creux, l'aspect est plus naturel que ne l'évoque le panier, le choix de l’emplacement du bouquet dans l’habitation, est des plus importante, ainsi que le choix judicieux de placer celui-ci devant un paravent en soie ou papier de soie, ainsi avec le jeu de la lumière, va faire qu’il va projeté un hombre sur le mur, donnant ainsi une autre dimension à l’œuvre crée, la 3D avant la lettre.

     

    Sous la dynastie Ming (1368-1644), l'arrangement floral passa complètement aux mains de professionnels qui le codifièrent dans de très nombreux textes et manuels de professeurs attitrés qui l'enseignèrent.

     

    Sous la dynastie mongole Yuan (1271-1368) et encore au début de la dynastie mandchoue Qing, le style expressionniste acquit une grande popularité, la composition florale y procure une sensation de sévère rigueur, les hommes de lettres et les artistes ont tenté de traduire leurs émotions et idées personnelles les plus profondes à travers les fleurs.

     


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  • Sous les Cinq Dynasties (907-960), un floraliste ingénieux assembla sur une plaque de bronze de petits tubes de bambou, dans lesquels on plaçait aisément les tiges droites et élancées pour une jolie composition florale.

     

    Les siècles suivants, ce premier modèle fut perfectionné en porcelaine, bois et autre métal et même adapté aux autres catégories de récipient.

     

    La cuvette, avec son ouverture large et sa plus grande profondeur, convient particulièrement aux fleurs plus larges et plus lourdes, telles que la pivoine ou l'hortensia.

     

    Sous la dynastie de Tang (618-907), l'arrangement floral fut adopté par la maison impériale comme une forme essentielle de la décoration intérieure.

     

    Le style avait du corps pour être surtout la formule préférée des femmes du temps et était parvenu à un aspect multidimensionnel caractéristique en disposant les fleurs dans un large espace, les combinaisons les plus courantes comprenaient la pivoine, le camélia, le narcisse, la fleur de prunier, les branches de pin et de cyprès, les récipients qui étaient bien sûr des objets d'art magnifiques formaient une composante d'égale importance de l'arrangement floral.

     

    Les grands mandarins et les nobles eurent beaucoup de fierté à posséder des récipients d'une esthétique exceptionnelle et prenaient un soin minutieux à choisir les fleurs qui y seraient disposées.

     


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  • Chapitre XXXII 

    L'expansionnisme de la nouvelle dynastie l'amène à rétablir l'influence de la Chine au Japon et en Corée, à consolider sa suzeraineté sur une partie de la péninsule indochinoise et à occuper les régions de l'ouest Xinjiang, mais elle se heurte à un autre empire asiatique alors en formation, le Tibet.

    620 à 649 Au cours du règne de Song tsen Gam po le Tibet s'étend et il occupe le Sichuan actuel et s'ouvre à la culture chinoise

    621 l'empereur Gaozu propose l'échange des prisonniers et 10000 Chinois rentrent chez eux, Li Che min triomphe à changan, l'unité chinoise est rétablie.

    621 cha hua devenu au japon Ikebana, ce furent les Chinois qui conçurent des règles pour leurs compositions florales, ceux-ci, très épris de métaphysique, ils associèrent à leurs arrangements floraux, le triangle, symbole de la trinité, l’art du cha hua插花, doit suivre des règles très précises issue du feng shui, c’est art poursuivi son mouvement jusque sous la dynastie mandchoue Qing (1644-1911).

    La dynastie Tang rayonnait alors sur tout le monde oriental et les ambassadeurs japonais ramenèrent au Japon, avec le bouddhisme la coutume des offrandes florales.

     C’est une tradition d'art floral qui remonte à plus de treize siècles, le Japon a reçu l'art floral de la Chine, il lui donna le nom d’ikebana vers l’an  1300.

    La plus ancienne preuve de cette forme d'art est la statue de Kuan yin  la déesse de la miséricorde tenant en ses mains un vase où sont disposées avec goût des fleurs de lotus, cette œuvre datant des Six Dynasties (220-589) et baptisée (Offrande au vase) cette œuvre d’art constitue assurément le premier élément de l'art de l'arrangement floral classique chinois qui a évolué jusqu'à nos jours.

     


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  • L'empire, ouvert sur l'extérieur, assimile les apports des cultures étrangères avec lesquelles il est en contact pour enrichir la sienne, l'empire romain étant désormais cantonné à l'Orient de la Méditerranée, la Chine, seul grand empire encore entier, devient l'unique pôle d'attraction du monde.

     

    Le pouvoir est fortement centralisé, l'État organise l'enseignement dans les moindres villages, les cultes sont réformés et le nombre des monastères et de leurs moines strictement contrôlés, la liberté religieuse est tolérée malgré l'établissement d'un culte national, la nouvelle dynastie adoptera le bouddhisme.

     

    Mais la morale confucianiste continuera d'inspirer les élites, la noblesse héréditaire est abolie, une école est créée pour la formation des lettrés, parmi lesquels se recruteront, par examens, les fonctionnaires, les emplois sont ouverts à tous les sujets; la sécurité retrouvée, l'amélioration de l'éducation, la combinaison du communisme agraire et de la liberté commerciale, favorisent la prospérité économique et l'éclosion d'une brillante civilisation, avec l’utilisation de la noria pour irriguer les rizières.

     

    La chasse, l'équitation et l'escrime complètent désormais la formation du lettré, lequel abandonne partiellement ses préjugés contre les militaires et les marchands, les Tang se voudront chinois, ils calqueront leur gouvernement sur celui des Han et ils adopteront leur culture.

     


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  • A Xian la capitale de l’Empire Tang, la troupe prit contact avec des marchands Perses venus d’Asie centrale (Bactriane, Sogdiane) installés depuis longtemps en Chine, de nombreux artisans travaillant l'argent arrivèrent de Perse sous les premiers empereurs Tang, leurs connaissances techniques ajoutées à celles des Chinois pour le travail du fer devaient mener à la production d'objets en or et en argent de qualité exceptionnelle.

     

    C’est ainsi que cette nouvelle colonie perse rescapée de la conquête arabe fut autorisée à faire souche dans 28 villages autour de la capitale, où elle recréa, avec l’accord de l’Empereur une mini cour impériale perse en exil.

     

    Pirooz devint à son âge d’homme un général de l’armée impériale chinoise, après un temps il obtint l’autorisation de tenir garnison sur les marches occidentales de l’Empire, il ne fallut pas longtemps avant que ce jeune Perse de sang royal, devenu un soldat de l’Empire du Milieu ne se mette à harceler les Arabes Omeyades avec l’aide des tribus turques.

     

    Le Prince Pirooz et sa nombreuse descendance vécurent à une époque où la Chine médiévale fut confrontée à l’influence de nouvelles doctrines religieuses venues d’Occident et du Moyen Orient, principalement de la Perse sassanide et d’Asie centrale, le Christianisme, le Nestorien, le Manichéisme et le Mazdéisme

     

    Pendant cette période les garnisons Tang fermèrent les unes après les autres et leurs occupants chinois, suivis de nombreuses populations perses d’Asie centrale qui fuyaient les invasions arabes, rentrèrent en Chine.

     

    Dans la région de Xian une tombe datant du IXe siècle a été mise à jour abritant la dépouille d’une jeune femme, fille d’un général chinois d’origine perse, portant des inscriptions en Chinois et en vieux Persan.

     


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  • La société chinoise de l'époque est très ouverte et sort transformée de sa confrontation avec l'étranger, elle subit l'influence des modes vestimentaires, alimentaires, artistiques et religieuses véhiculées sur les différentes voies de communications qui relient l'Empire du Milieu au monde extérieur, notamment celles de la Perse, de l'Inde, de l'Asie centrale et du Tibet.

    Les coutumes, les vêtements, la coiffure, la danse, la musique des contrées occidentales fait leur apparition et la cour comme le peuple les apprécient, les riches Chinois jouent au polo.

    Les femmes s'émancipent, elles portent le chemisier étroit, à décolleté profond, laissant apparaître une partie de la poitrine, la jupe longue ornée de motifs et le foulard de soie transparent, voire  des vêtements d'hommes, elles se fardent, ces changements vestimentaires, partiellement inspirés de l'étranger, symbolisent la tolérance et l'ouverture d'esprit qui prévalent dans l'empire.

    Le vernis à ongles est originaire de Chine, utilisé par les femmes de la noblesse, il était fait à partir d'un mélange de blancs d'œufs, de cire d'abeille, de colorants, de gomme arabique et de gélatine.

    L'usage de la chaise et du tabouret gagne les couches populaires, on mange du riz pilaf à Changan et on aime y boire du vin de l'ouest.

    Pour propager le bouddhisme, les moines montrent des images ou racontent des histoires dont certaines sont inspirées du folklore chinois traditionnel, la religion nouvelle s'adapte au pays, des immigrés venus de l'ouest sont élevés à la dignité de mandarins, fonction comparable a celle d’un ministre de nos jours.

    Le prestige de la Chine ne souffre nullement de cette influence de l'étranger, au contraire les contrées présentant tribut à sa cour sont de plus en plus nombreuses, la proximité entre la Chine et la Perse date de l’empire Tang.

     


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