• A partir de maintenant nous entrons dans des périodes de l’histoire chinoise, fort mouvementées et assez compliquées, période au cours de laquelle les royaumes se font et se défont, période de guerres entre petit et grand état.

    Dynastie Zhou  () ( -1122 à  -256 av. J.C)

    Les historiens divisent l'époque des Zhou en 2 périodes, Les Zhou occidentaux (-1122 à  -256 av. J.C), Les Zhou orientaux (-771 à -256), la période – 771 à -256 les deux dynasties cohabites.

    Les Shang ne parvinrent pas à endiguer l’invasion des Zhou, tribu qui vivait à leur frontière occidentale, les Zhou occidentaux qui règnent sur la moitié nord de la Chine et sur la vallée du Yang tsé kiang, c’est un peuple semi nomade et vassal de l'Ouest, les Zhou, installé dans la vallée de la Wei, mené par le prince Wen attaque le royaume Shang.

    Ils maîtrisent l'usage du char dont l'attelage comporte quatre chevaux de front et sont habitués à la guerre contre les barbares de la steppe.

    -1120 av. J.C La chute de la dynastie Shang, c'est une dynastie affaiblie que les Zhou renversèrent, c’est le roi Wen qui a renversé la dynastie Shang, ce dernier profita de l’absence du roi des Shang pour envahir la province du Henan, ils attaquèrent la ville de Anyang. Malheureusement, le roi Wen mourut durant cette attaque et c’est son héritier le roi Wu, qui emporta la victoire face au Shang durant la bataille de Mu ye, au nord du fleuve Jaune Zhou xin, le dernier roi des Shang, fut pendu, la dynastie des Zhou est fondée, ils établirent le siège de leur dynastie près de Xian, dans la province du Shaanxi

    Le roi Wu fut le premier à proclamer que le pouvoir divin, lui avait été transféré lorsque les Shang l’ont perdu, il porte le titre de tian zi (Fils du Ciel), il exerce surtout des fonctions religieuses, sa capitale est Hao (dans l'actuel Xinjiang), une administration centralisée apparaît, et les constructions des cités et des palais prennent de l’ampleur.

     


    17 commentaires
  • Il est important de bien comprendre que le culte des ancêtres n’était pas seulement un culte des morts, il devait s’exercer déjà au bénéfice du futur ancêtre du temps de son vivant, puis au moment de son décès, avant d’être rendu pendant la période de vie ancestrale à laquelle il avait droit, il reposait sur une vertu fondamentale, la piété filiale.

    Le culte des ancêtres parfaitement accompli assurait l’ordre et l’harmonie dans la famille, qui bénéficiait en conséquence du bonheur, sous trois formes, longue lignée, honneurs, longévité.

    C’était, la plus grande des félicités que d’avoir une âme vertueuse et de pouvoir garantir à sa famille des ancêtres qui faisaient la dignité et la fierté des descendants, c’est ainsi, le culte dynastique des ancêtres seigneuriaux avait donné naissance au culte des ancêtres.

    -1200 av. J.C On doit les caractères Sigillaires chinois à la dynastie des Shang.

    -1200 av. J.C Le pinceau utilisé pour former les caractères chinois fut également inventé à cette époque ce qui permis l’introduction d’un nouveau moyen d’écrire.

     


    16 commentaires
  • Aussi, tout naturellement, le seigneur assurait-il en premier les cultes agraires les mêmes que ceux de la campagne, le culte des divinités urbaines du sol et le culte du ciel, afin de maintenir l’ordre de la nature dans la cité seigneuriale pour le bien de tous.

    En homme digne de ce nom, celui-ci rendait un culte à ses ancêtres et, ce faisant, donnait la preuve de sa vertu vis-à-vis de ses vertueux aïeux.

    Le culte dynastique des ancêtres est donc né de la nécessité pour le seigneur, afin d’asseoir son pouvoir, de le justifier par une essence ancestrale supérieure, privilège unique et irréfutable car la substance spirituelle ne pouvait s’acquérir que par la naissance.

    L’origine de la noblesse 

    Afin que ses vassaux parviennent aussi à une certaine vertu, le seigneur les autorisait à rendre un culte particulier à un certain nombre d’ancêtres dont il décidait lui-même, en conséquence, la noblesse ne résultait point de l’ancienneté d’une famille mais de l’attribution par le seigneur d’un arbre généalogique.

    Dès l’instant où un vassal obtenait le droit d’avoir des ancêtres, il devenait noble et pouvait se réjouir de bénéficier après sa mort d’une survie.

    Ainsi, le culte dynastique des ancêtres seigneuriaux avait donné naissance au culte des ancêtres, les Chinois avaient, durant l’époque féodale, élaborer une conception particulière de l’âme, elle n’était pas conçue comme unique mais multiple, car elle était composée de deux groupes d’âmes (les âmes yin et les âmes yang).

     


    10 commentaires
  • Cités seigneuriales et culte des ancêtres 

    L’archéologie, en s’appuyant sur les vestiges des tombes et les anciens objets les plus divers, permet d’affirmer que des villes avaient été bâties en Chine dès la plus haute Antiquité.

    -1400 av. J.C, Il existait déjà des cités comportant des palais, des monuments publics, des temples des ancêtres, des maisons en bois avec de grands piliers dont la base était de bronze sur de la pierre (norme anti sismique).

    Il semblerait donc que les Chinois se soient groupés très rapidement dans des cités, où ils menaient une vie totalement différente de la vie rurale.

    Des recherches dans les années 90 ont montré que d'Anyang n'a pas été la seule capitale de la dynastie Shang, une autre capitale  située plus au nord et portant le nom de Huan Bei fut découverte, fait assez troublant, elle aurait été abandonné et brûlée volontairement par ses occupants afin de brouiller les traces de son existence.

    Paysans et citadins formaient deux populations différentes en tous points, le nom dans la famille se transmettait de père à fils, si les ancêtres des paysans ne formaient qu’une masse indistincte d’âmes sans forme, sans individualité, ceux des seigneurs, en revanche, étaient bien personnalisés, il était l’intermédiaire entre les divinités et les hommes.

     


    16 commentaires
  • -1500 av. J.C L’invention du parapluie, il existe plusieurs légendes populaires parmi lesquelles la plus largement diffusée est celle parlant de Luban, inspiré par des enfants utilisant des feuilles de lotus pour s'abriter de la pluie, il inventa le premier parapluie en fabriquant une structure pliable en bambou couverte de tissu. 

    A la fin de la dynastie Wei le parapluie était utilisé dans les cérémonies officielles et les rites, on l'appelait le parapluie Luo.

    Le parapluie Luo est le symbole du rang et du statut, comme la robe officielle, les officiels de la dynastie Han au dessus du troisième rang utilisaient un parapluie vert et les Empereurs de la dynastie Song avaient des parapluies jaunes et rouges.

    Comme le parapluie indique la fortune et l'honneur, il est souvent utilisé dans les cérémonies de mariage en Chine, il est aussi utilisé dans l'opéra, le chant, la danse, l'art acrobatique.

    Fait de tiges ou de lamelles de lamelles de bambou, le parapluie est couvert de soie jaune pour l’empereur, brodée de dragons et de phénix multicolores sur du satin.

    Envoyer un parapluie comme dot de mariage, signifie aussi protéger de la lumière du soleil, du vent ou de la pluie et repousser les esprits et influences maléfiques.

     


    17 commentaires
  • -1520 av. J.C Le système décimal est utilisé dès le Royaume Shang, le fait que les Chinois aient disposé d'un système décimal dès le début des mathématiques explique la plupart des progrès qu'on a pu leur attribuer par la suite, la première manifestation de l'emploi en Europe d'un véritable système décimale, datant de 976 ap. J.C, soit environ 2496 ans après les premières traces découvertes en Chine. 

    -1500 av. J.C L'invention de la boussole pour explorer des contrées lointaines, elle a été conçue par les devins taoïstes afin d'inscrire harmonieusement les constructions humaines au sein d'une nature animée de courants et de souffles telluriques le feng shui.

    C'est la base originelle pour l'invention de la boussole et l'appareil le plus ancien indiquant le Sud dans l'histoire humaine.

    Sous la forme d'une louche ou d'une cuillère, qui est ciselé dans de la magnétite, sa queue pointe vers le sud quand elle est posée sur une plaque lisse représentant la Terre, cette plaque carrée comporte 24 directions fondées sur la direction du méridien magnétique.

    Il ne reste plus qu'à appliquer les règles du feng shui, ainsi que la géomancie chinoise, pour déterminer quelle est l'orientation la plus faste pour un nouveau bâtiment, une maison, une tombe ou un palais, un temple.

    -1500 av. J.C Dans la littérature chinoise, les lucioles et les vers luisants sont très présents, la plus ancienne allusion aux lucioles et aux vers luisants se trouve dans le livre des odes -400 av. J.C, on y retrouve des noms de plantes et d’animaux, les mots Ying huo ou Chi chao désignant la luciole et toujours en usage aujourd’hui, on retrouve dans le sinogramme yíng , le radical huǒ , le (feu).

     


    16 commentaires
  • L'armure en cuir : L'armure était capable de protéger le corps des officiers et des soldats jusqu'à un point relativement élevé et augmentait ainsi l'efficacité de leurs combats, les troupes étaient principalement équipées d'un casque couvrant la tête, la nuque et les oreilles avec un tablier en cuir parfois renforcé par des plaques reliées de bois ou de bambou porté par dessus d'épaisses couches de tissus.

    Ce type d'armure ne protégeait donc que le torse et décourageait les fantassins à tourner le dos à leurs ennemis, en revanche, les armures des officiers étaient plus complètes, ils portaient des plastrons, protégeant aussi le dos en cuir avec des plaques de bois parfois recouvertes d'une couche de cuivre ou de bronze par dessus une longue tunique de tissu épais.

    L'armure en cuir prévalait en Chine dans les périodes Shang -1700 à -1100 av J.C et Zhou -1046 à -771 av. J.C. 

    En mars 2013 on a  retrouvé dans une tombe de la dynastie des Zhou de l'Ouest, une pièce d'armure en bronze, protégeant la partie des cuisses, dans la ville de Baoji, province de Shaanxi.

    -1700 av. J.C Linvention de l’arbalète.

    -1700 av. J.C La plus ancienne mention d'éclipse est gravée sur une écaille de tortue.

     -1700 av. J.C Linvention de l’ancre de navire en bronze à branches multiples.

    -1600 av. J.C Perfectionnement de la roue, du char de combat.

     


    15 commentaires
  • Des habitudes bureaucratiques apparaissaient déjà, on notait soigneusement les attaques ennemies, le nombre de prisonniers capturés et le butin ramené grâce aux campagnes, ou le nombre d'animaux pris lors des chasses.

    Des fouilles archéologiques récentes auraient identifié lors de l′excavation d′une tombe, un container en cuivre contenant du vin, de l′époque de la dynastie des Shang (-1767 av J.C) Vin et alcool fait à partir du riz, de miel ou de fruits, et constitue une preuve que de telles boissons fermentées étaient fabriquées en Asie.

    Pour cette dynastie, le bronze avait pour eux la même valeur que l'or pour nous aujourd'hui, pour cette raison des avant-postes militaires étaient installés afin de contrôler l'approvisionnement de ce minerai.
    Les verres qui servaient à consommer de l'alcool étaient composés d'un alliage de bronze, d’étain et de plomb cela pourrait expliquer pourquoi l'espérance de vie de cette dynastie était particulièrement faible, selon les scientifiques, cet alliage associé à l'alcool de riz les faisait consommer près de 1000 fois la dose quotidienne de plomb à ne pas dépasser.

     


    15 commentaires
  • La période postérieure à la fondation d’Anyang correspond aux deux cent cinquante dernières années de la domination des Shang.

    Les inscriptions oraculaires trouvées sur des os d’animaux et les vases de bronze attestent que les souverains étaient soucieux d’assurer leur éternité.

    Ils pratiquaient le culte des ancêtres, ce qui nécessitait des offrandes d’aliments et de boissons dans leurs temples et permet d’expliquer la présence de vases aux formes adaptées.

    Convaincus qu’ils pouvaient emporter leurs biens matériels dans l’autre monde, les membres de la famille royale se faisaient enterrer accompagnés de leurs serviteurs, concubines, chevaux, esclaves ou prisonniers de guerre et d’une partie de leurs richesses personnelles.

     En 1975, des archéologues chinois découvrirent, aux environs d’Anyang, la tombe de l’épouse préférée d’un roi Shang, l’inventaire releva plus de 400 vases et armes de bronze ainsi que 600 objets de jade, des bronzes d’animaux et d’oiseaux et des figurines de jade soigneusement sculptées témoignent encore de la précocité et de la valeur de l’art dynastique de la Chine archaïque.
    Le territoire Shang était divisé en quatre zones, appelée aussi (quatre pays) car chaque axe du territoire Shang était dirigé vers l'un des quatre points cardinaux.

     Pour compter les jours, les Shang utilisaient le cycle sexagésimal, il y a dix troncs célestes, et douze branches terrestres, ces appellations de troncs célestes (tian gan) et branches célestes (di zhi) sont postérieures aux Shang, on obtient de la sorte un cycle de 60 jours que l'on divise en six décades.

     


    10 commentaires
  • Dans les ruines des Yin, 160 pièces de carapace de tortue ou d’omoplate ont été exhumées, certaines d’entre elles sont conservées intactes et complètes et certaines autres ont été réduites à des débris sans aucune inscription.

    Hormis les carapaces et omoplates gravées exhumées dans les ruines des Yin, les archéologues ont découvert aussi d’autres inscriptions gravées sur écailles datant du temps encore plus ancien, probablement de la dynastie Xia.

    Les inscriptions gravées sur des os ou des carapaces de tortues sous la dynastie Shang, représentent des personnages issus des différentes classes sociales de l’époque, on pouvait distinguer les wang roi, les chen ministre, grand dignitaire qui dépendaient du seigneur, les muyangren bergers, les nuli esclaves.

     Il y avait aussi des mots pour désigner les vêtements et les accessoires personnels, tels que les yifu (vêtements), les xie (chaussures), les qunzi (jupes) et xiuzi (manches).

    Les accessoires avaient différentes valeurs, sur des statues qu’on a déterrées, on a retrouvé des bagues de jade, des boucles d’oreilles, des colliers, des peignes, des soieries, des toiles de sac, et des objets de cuivre.

    Les objets raffinés et de valeur étaient le privilège exclusif des aristocrates, les esclaves et les hommes des tribus n’en possédaient pas.

     L’importante signification des fouilles entreprises dans les ruines des Yin ne se borne pas à la découverte des inscriptions sur écaille.

    Depuis plus de 70 ans, les archéologues y ont découvert les ruines de quelque 50 temples et palais, 12 tombeaux royaux, plusieurs milliers de tombes des nobles et plébéiens, 1000 fosses de sacrifice, 5 sites d’artisanat, une trentaine de fosses de chariots et de chevaux ainsi qu’un grand nombre d’objets en bronze, jade, poterie et en os.

     


    13 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires