• Pour les tons, il est très important de bien les distinguer.

     

    Ainsi mai (troisième ton) signifie acheter tandis que mai (quatrième ton) signifie vendre.

     

    Ces deux mots au sens différent ont la même initiale et la même finale.

     

    Ainsi les deux mots mis ensemble, mai mai, signifient commerce, ce qui est logique (acheter, vendre).

     

    1. La fidélité amoureuse. En mandarin, (1) signifie  心一意 (Yì xīn yí yì), comme vous pouvez le voir yí 2ième ton yì 4ième ton.

     

    2. Le célibataire 光棍 (Guāng gùn) le 11/11 est la fête des célibataires.

     

    1. (ài), signifie ‘aimer’  
    2. (shă), stupide/ idiot. 
    3. (shuāng), (duì), une paire/un couple.

     

    1. (sàn) se séparer, si vous voulez offrir de l’argent pour un couple de marier, ne jamais leur donner 300Rmb.
    2.
    三心二意 (sān xīn èr yì), distrait, ne pas être concentré.

     

    C’est le chiffre du malheur il signifie (sĭ), la mort, mourir.

     

    On n’aime aucun numéro composé avec le 4

     


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  • Depuis 1979, le système international officiel de transcription du chinois, basé sur la prononciation du pu tong hua, est le Pinyin.

    Il utilise l'alphabet latin, avec un seul diacritique le tréma.

    A l'heure actuelle, le pinyin et les caractères han sont utilisés conjointement dans la vie quotidienne et officielle.

    Le pu tong hua (langue chinoise) met l’objet comparé derrière le caractère et devant l’adjectif de comparaison alors que le cantonais ajoute derrière l’adjectif placé entre le comparant et le comparé.

    À Guangzhou (canton) on parle cantonais.
    Ex : La Chine est plus grande que la France (en superficie).

    Mandarin : 中國比法國大 Chine + (comparaison) + France + grand
    Cantonais : 中國大過法國 Chine + grand + (comparaison) + France

    Les caractère chinois sont les signes graphiques de la langue des Han.

    Mais il faut noter, que deux sens coexiste toujours, gauche droite, et droite gauche.

    Le pinyin est donc composé de trois éléments que sont l’initiale, la finale et le ton.

    Le pinyin utilise 26 lettres latines, auxquelles ont été ajoutés quelques signes comme ü, il comprend 21 initiales et 39 finales.

    Le caractère chinois comporte 94 clefs, ou base de caractère, cela permet de trouver rapidement de quoi on parle, comme la clef du féminin et du masculin, comme expliqué plus avant, les mots non pas de féminin masculin, la clef le remplace.

     


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  • Les caractères chinois :

    Le caractère chinois (sinogramme) s'inscrit dans un carré imaginaire de surface identique pour chaque caractère.

    C'est la raison pour laquelle les Chinois désignent ces caractères du nom de (fàng kuài zì), c'est-à-dire tétragramme.

    Les caractères comptent de un à soixante-quatre traits.

    On formera chaque trait consécutif à la taille adéquate pour qu'à la fin tous les traits tiennent dans le carré normatif imaginaire.

    Ainsi, les caractères composés de peu de traits seront tracés proportionnellement plus grands afin qu'ils occupent le plus possible le carré susdit.

    Les néophytes supposent souvent a priori, et à tort, qu'un caractère (sinograme) c’est une lettre, non c’est un mot.

    Or, même dans la langue classique, il existe de nombreux mots polysyllabiques.

    Les verbes chinois sont invariables, il n'existe pas de conjugaison de temps, les mots non pas de pluriel, pas de féminin masculin, il n’y a pas non plus d’alphabet, c’est de suite un mot. 

    Le chinois utilise d'autres moyens pour exprimer le temps et recourt notamment à des termes auxiliaires.
    Ainsi, le passé pourra-t-il être exprimé par l'auxiliaire (le) ou par (liao) fini, achevé ou encore (guo) pour marquer une expérience vécue dans le passé.

     


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  • Avant même d'apprendre à tenir le pinceau, il faut adopter une posture confortable qui permette à la fois d'obtenir de la précision et une respiration adaptée à la pratique.

    La respiration peut être assez similaire à ce qui se pratique lors de séances de Qi Kong ou de Tai Ji.

    Assis devant sa feuille de papier, le calligraphe doit avoir le dos bien droit, les genoux légèrement écartés, les pieds bien à plat sur le sol, dans l'alignement des épaules.

    On tient le pinceau à quelques cm au dessus de la tête.

    Le pouce en opposition avec l'index et le majeur, comme si il s'agissait d'une flûte droite.

    L'annulaire et l’auriculaire étant utilisés au niveau de la phalange et même ne doivent pas forcément toucher le pinceau.

    L'index et le majeur ne doivent pas être collés l'un à l'autre mais un peu écartés.

    Bien que 80% des caractères étaient des illustration pictographiques, ils étaient suffisant pour l’expression écrite et avaient chacun leur prononciation.

    En mandarin moderne, on a démontré que la longueur moyenne d'un mot est en réalité très proche de deux syllabes.

    L'écriture chinoise n'est pas composée de lettres, mais formée de signes dont la base était au départ des dessins rudimentaires.

    Dans la Chine antique, un savant, lorsque l’empereur lui demanda combien de caractères il connaissait, répondit que les caractères chinois étaient aussi nombreux que les poils d’un bœuf et qu’il n’en connaissait qu’une partie limitée, nul n’a jamais pu, de l’Antiquité à nos jours, connaître tous les caractères chinois.

    L’ancien chinois se lis de droite vers la gauche, ainsi on commence un livre par la dernière page, tandis que de nos jours, c’est de la gauche vers la droite.

    En cantonnais il y a 9 tons……un habitant de Beijing ne comprend pas du tout un cantonnais, exemple : bonjour en chinois se dit NI HAO, en cantonnais c’est LEI HOO, mais les deux langues utilise les même caractère, ce qui explique que les chinois se comprennent.

     


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  • Cette technique est encore en cours de nos jours : chacun est censé écrire dans des rectangles pré-établis ou virtuels.

    Les écoliers utilisent des cahiers avec des pages à rectangles pour se familiariser avec la taille égale des caractères ( Hanzi汉字).

    Dans la calligraphie chinoise, il existe 8 traits fondamentaux, qui servent à composer des symboles simples appelés clés, et ces clés, assemblées, composent les Sinogrammes.

    L'ordre de traçage des traits est d'une importance incontournable dans l'écriture chinoise et dépend du caractère tout en respectant certaines règles.

    On trace les traits du haut vers le bas, de gauche à droite, les traits verticaux, puis les traits horizontaux.

    Bien sur chaque élève doit connaître par cœur le nom de chaque trait, ainsi le professeur peut faire une dictée en donnant le nom de chaque trait.

    1) Le point : dian, le pinceau part de la gauche fait un arrondi supérieur vers la droite, puis descend toujours vers la droite, puis un arrondi vers la gauche, ensuite remonte vers le haut.

    2) Le trait horizontal : heng, le pinceau part de la gauche fait un arrondi inférieur vers la droite, puis part a l’horizontal, puis ensuite faire un arrondi inférieur vers la gauche.

    3) Le trait vertical : shu, le pinceau part de la gauche fait un arrondi vers la droite, puis descendre, pour finir par une pointe.

    4) Le crochet : gou, le pinceau part de la gauche fait un vers la gauche et termine en remontant un peu.

    5) Le trait relevé : ti, le pinceau part de la gauche fait un arrondi inférieur vers la droite  puis remonte en oblique toujours vers la droite.

    6) Le trait jeté long descendant : pie, le pinceau part de la droite fait un arrondi à droite puis descend vers la gauche pour finir finement.

    7) Le trait jeté court descendant : wan, le pinceau part de la droite fait un arrondi à droite puis descend vers la gauche pour finir finement.

    8) Le trait appuyé: na,  descendant de gauche à droite le pinceau part de la gauche fait un arrondi vers la droite, descend vers la droite fait une nouvelle courbe vers la droite, pour finir en pointe.

    Il y a aussi le trait brisé, qui la conjugaison du trait relevé et du trait jeter.

     


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  • Le xing shu  行書 l’écriture cursive, créé par Liu De sheng à la fin de la dynastie des Han (206 av.J.C.à 220 ap. J.C.), c’est une forme d'écriture beaucoup plus évoluée et plus libre que le li shu, lequel est soumis à des règles très strictes.

    Ce style à la fois souple et vivant se prête mieux à l'écriture rapide, et est plus couramment utilisé que le kai shu dans l'art calligraphique.

    Le cao shu 草書 dont une variante, le zhang cao, a existé avant le kai shu.

    Contemporain du kai shu et du xing shu, il en est une forme simplifiée et plus dégagée, née de l'écriture rapide des brouillons.

    Tout en gardant sa forme première, chaque caractère tend à se lier avec le suivant au cours de l'écriture.

    Les Chinois l'appellent shu fa (书法), qui signifie l’art de tracer ou art de tracer des traits.

    Littéralement, shu signifie livre et fa , méthode.

    Cette pratique que les Chinois appellent (Shu fa) peut même être vue comme une technique de développement personnel, physique pour le contrôle du souffle et du mouvement qu'elle exige, et à la fois mentale, pour la concentration et la vacuité d'esprit dont elle ne peut se passer.

    L’empereur ordonna à Li Si ( 李斯), Premier Ministre de l’Empire de Qin, d’éditer un manuel contenant trois mille caractères.

    Il obligea les scribes et les lettrés à les utiliser, on les appelle des xiao zhuàn, petit sceau ou petit sigillaire.

    Li Si et ces collaborateurs n’ont pas inventé de nouveaux caractères mais simplifié les formes sinueuses et normalisé l’épaisseur des traits, il existe deux techniques en calligraphie, l’attaque directe et l’attaque indirecte.

    De plus, ils ont gardé la configuration des caractères inscrits dans un rectangle virtuel.

     


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  • Les styles de la calligraphie :

    Sous ce nom se regroupent le jia gu wen, le gu wen, le da huan et le xiao zhuan.

    Le jia gu wen inscriptions sur os ou sur carapaces de tortues.

    Le gu wen caractères anciens a été surtout trouvé sur des objets en bronze, utilisés autrefois dans les grandes cérémonies et les sacrifices aux divinités.

    Le da zhuan n'était qu'une synthèse des caractères anciens dont il dérivait directement, sans présenter de grandes différences.

    Le xiao zhuan est une écriture standard qui marque un jalon important dans l'histoire de la culture chinoise, notamment dans les domaines de la langue, mais aussi dans celui de la calligraphie et de la peinture.

    Le li shu l’écriture des scribes est beaucoup plus facile à écrire, cette écriture était utilisée au début surtout pour l'écriture rapide et, après, dans la rédaction des annonces officielles ou des inscriptions à graver sur les vases et récipients rituels.

    A l'époque des Han, le lishu devint l'écriture standard pour la gravure des stèles ou pour la rédaction des document officiels.

    Les caractères du lishu sont vigoureux et dégagés, les angles arrondis et les lignes courbes du zhuan shu 篆書 ont été remplacées par des angles droits et des traits rectilignes.

    Le kai shu ), 楷書  écriture normale, carrée et régulière aurait pour créateur Zhong Yao.

    Le plus célèbre calligraphe chinois, Wang Xizhi, qui vécut à l'époque des Jin (265-420), y excellait.

     


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  • L’empereur Yong le Joie éternelle ( 1360 - 1424), de son nom personnel Zhu Di (朱棣), fut le troisième empereur de la dynastie Ming.

    Il était oncle de l'empereur Jian wen (1398-1402), qu'il renversa, et régna de 1402 à 1424, il commandita la plupart des voyages d'exploration maritimes de l'amiral eunuque Zheng He.

    C'est pendant son règne que la monumentale Encyclopédie de Yongle fut achevée, l’Encyclopédie de Yongle est une encyclopédie à grande échelle, la plus grande de la Chine. 

    Organisée selon les catégories traditionnellement établies en Chine, compilée entre 1403 et 1408, l'ouvrage complet composé de 22937 rouleaux manuscrits.de texte à proprement parler, écrit par plus de 2000 érudits, 11095 tomes,

    L’édition originale de cet ouvrage fut composée de 917480 pages dans 11095 volumes en 22937 rouleaux qui l'encyclopédie renferme des informations textuelles provenant d'environ 8000 textes de toutes sortes, pour un total de quelques 370 millions de caractères.

    Elle recouvre les œuvres de spécialistes célèbres dans des domaines tels que l'astronomie, la géographie, les affaires humaines, les objets célèbres, la philosophie yin-yang, le bouddhisme et le taoïsme, le confucianisme, l'artisanat, la médecine, le feng shui, seuls quelque 400 volumes nous sont parvenus.

    Ils sont répartis entre plus de 30 collections à travers huit pays ou territoires, la bibliothèque nationale de Chine possède 221 tomes, soit plus de la moitié des volumes dans le monde, ce qui fait d'elle l'institution qui en détient le plus grand nombre.

    Yongle est enterré dans la tombe de Chang ling (長陵), le mausolée central et le plus important des Tombeaux des Ming.

     


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  • Il instaura une sorte de monopole d’état sur ces œuvres et ceux qui en possédaient étaient contraints de les offrir ou de les dissimuler avec soin.

    Ce document tant convoité, qui faisait cruellement défaut à la collection impériale, fut obtenu par un subterfuge, au VIe siècle, le texte était conservé par le moine Zhi Yong, descendant à la septième génération du maître qui, en mourant, le légua à son disciple.

    Ce dernier le dissimula derrière une poutre de sa maison et malgré les ordres impériaux feignit l’ignorance.

    L’empereur envoya un habile émissaire qui gagna jour après jour la confiance du moine, alors âgé de quatre-vingts ans, jusqu’à ce que, trompé dans sa vigilance, le possesseur exhibe son précieux rouleau.

    Profitant de son absence, l’émissaire impérial le déroba et le rapporta à l’empereur qui le récompensa largement, le moine abusé ne survécut pas à cette perte irréparable.

    L’empereur Tai zong (939-997), de la dynastie des Song du Nord, fut à l’origine d’un grand recueil de calligraphies gravées sur pierre et tirées en estampages, achevé en 992, constitué pour moitié de calligraphies de Wang Xi zhi dont cent soixante lettres et de son fils Xian zhi.

    Par ce biais, la domination des Wang, encouragée par l’autorité impériale, continua à s’exercer sur le monde calligraphique.

    Le peintre et calligraphe Zhao Meng fu (1254-1322) sous les Song du Nord tous les lettrés possédaient une copie de la Préface et que si elle venait à leur manquer, les collectionneurs n’hésitaient pas à la faire graver, ainsi se multiplièrent les versions d’inégale qualité.

    On raconte que l’empereur Gao zhong (1107-1187), de la dynastie des Song du Sud, qui supervisait étroitement l’apprentissage calligraphique de son fils, le futur empereur Xiao zhong, lui aurait donné une copie de sa main de la préface avec l’instruction de la recopier cinq cents fois.

     


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  • À partir de son règne, le style du maître fut imposé comme standard esthétique inégalé, l’empereur amassa une collection d’originaux de Wang d’une ampleur exceptionnelle, il commanda aussi aux meilleurs pinceaux de la cour un nombre important de doubles qui furent distribués comme modèles.

    L’un des ministres impériaux était le calligraphe Chu Sui liang (596-658), occupant la fonction d’expert des œuvres de Wang, réputé pour son discernement infaillible, il compila le premier grand catalogue comprenant 266 calligraphies pouvant lui être attribuées.

    Le succès de l’œuvre de Wang Xi zhi est très paradoxal.

    Le style de se fin lettré épanchant ses sentiments les plus fugaces à la pointe de son pinceau devint un étalon catalogué, étatisé, copié et recopié de la manière la plus servile.

    Cet homme épris de liberté qui était d’obédience taoïste fut vénéré et imité des lettrés confucéens et des fonctionnaires d’État.

    La calligraphie de Wang ne peut donc être limitée à la théorie d’une seule pensée.

    Il ne se trouve guère de critiques à cet artiste universellement admiré, le second paradoxe concernant Wang Xi zhi est qu’aucune œuvre du maître n’est parvenue jusqu’à nous.

    Nous ne disposons que de copies, voire de copies de copies, ou de gravures d’après copies.

    Une grande partie du mythe de Wang Xi zhi repose sur la filiation et la transmission.

    L’empereur Tai zong, de la dynastie des Tang, exigea que toutes les calligraphies autographes connues de Wang Xi zhi soient réunies dans ses collections privées.

     


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