• Chapitre XIX 

    La Sogdiane passe sous la domination des Hun, le commerce sogdien ne s’arrête pas et s’étend même vers le nord.

    Peu affectés par les invasions turques les Sogdiens continuent à être des marchands incontournables mais aussi et surtout des diplomates qui aideront la Chine dans ses relations avec la Perse sassanide et Byzance.

    Puis, quand la dynastie des Tang s’établit fermement au Xinjiang, les Sogdiens établis en Chine rachètent aux soldats chinois en garnison la soie qui rémunère leur fonction militaire et contrôlent ainsi le trafic de celle-ci vers l’Ouest, ils sont connus, à la même époque, pour leur fourniture de chevaux aux écuries impériales chinoises.

    Ce fut une suite continue de coagulations et de dissolutions de puissances, empire chinois, tantôt s’étendant de la Mongolie aux Pamir, tantôt perdant ses marches allogènes et se concentrant derrière la Grande Muraille, Empire parthe puis sassanide, confédérations turques, puissance tibétaine, califat musulman disputant à la Chine le contrôle de l’Asie centrale.

    Sur les pistes cheminèrent, sur d’immenses distances, en des voyages qui duraient des mois et des années à travers hautes montagnes et redoutables déserts.

    Missions diplomatiques, caravanes marchandes, armées en voie de conquête ou en déroute, prisonniers de guerre déportés sur des milliers de kilomètres, prédicateurs de religions en pleine expansion ou chassées par une persécution, et encore voyageurs volontaires ou non, techniciens, savants, artistes, tous ces passeurs véhiculaient marchandises, savoirs, techniques, croyances.

    Le commerce le long de la route de la Soie connut un renouveau phénoménal sous la dynastie des Yuan 1271-1368, époque à laquelle la Chine devint de plus en plus dépendante de son commerce de la soie.

    A cette époque des plaquettes délivrés par l’administration de la dynastie des Yuan aux marchands, et qui leur servaient de passeports, leur permettant de circuler et de commercer librement et en toute sécurité dans tout le pays.

     

     


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  • La Sogdiane  粟特   

    -36 av. J.C, une expédition de la dynastie Han en Asie centrale, rencontra et vaincu un contingent de légionnaires Romains.

    La Sogdiane autour de Boukhara, fut semble t-il, la pénétration la plus à l'Est jamais faite par des forces Romaines en Asie.

    La victoire, les Chinois la durent à leurs arbalètes et à leurs flèches particulières qui pénétraient les boucliers et les armures Romaines.

    Pour les Grecs et les Romains, la Bactriane représentait les confins du monde connu à l’Orient de l’empire perse, les limites de la civilisation d’où étaient venus avec l’armée de Xerxès d’étranges et impressionnants combattants, le pays inaccessible où Alexandre dut longtemps combattre et où il rencontra Roxane dont il fit son épouse.

    C’est aussi, au cœur de l'Asie centrale, le pays aux mille villes où s’érigea le prestigieux royaume gréco bactrien puis l’empire kouchan qui s'est un moment partagé le monde avec la Chine et les empires parthe et romain.

    Une expédition chinoise contre les Xiongnu réussit à capturer une capitale, Tchatch (actuellement Tachkent), et exécuter le Shanyu (souverain), connu sous les noms de Zhi zhi.

    Les conquêtes de Wu épuisent les réserves financières de l'empire et nécessitent des mesures impopulaires pour renflouer le Trésor public, les impôts sont majorés, les monopoles d'État restaurés et la monnaie dévaluée, les souffrances des paysans sont aggravées par la croissance démographique.

    Les familles de grands propriétaires fonciers, défiant les collecteurs d'impôts du gouvernement central, acquièrent une sorte d'exonération fiscale, le fardeau supporté par les ruraux soumis à l'impôt se fait de plus en plus lourd, les révoltes paysannes se multiplient.

     


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  • L'empereur Wu renforça son contrôle sur l'armée en créant une force armée permanente placée sous le contrôle direct du gouvernement central, il stimula le peuplement des zones frontalières dans le nord du pays par des garnisons autosuffisantes et fit renforcer la défense des villes et des frontières, la puissance militaire de son empire prit de plus en plus de force.

    -52 av. J.C., L'astronome Geng Shou chang construisit la première bague équatoriale permanente  et les astronomes Fu An et Jia Gui ajoutèrent, en 84 ap J.C une seconde bague pour indiquer l'écliptique.

    -50 av. J.C), le premier globe céleste connu fut créé en sous la dynastie des Han Occidentaux.

    Le globe céleste est un instrument représentant le mouvement des sphères célestes,

    L'affichage de la position des corps célestes mis à part, il peut aussi montrer leur mouvement apparent quotidien dans le ciel.

    Son corps principal est une sphère céleste qui peut tourner autour d'un axe fixe afin de correspondre au mouvement apparent diurne des corps célestes.

    Le ciel visible depuis les latitudes de l'empire chinois a été subdivisé en plusieurs régions, de taille moindre de celle des constellations occidentales, on compte ainsi près de 300 corps céleste utilisés par les astronomes chinois des temps anciens.

    -50 av. J.C Le forage, dans la littérature ancienne, on lit que l'Empereur creuse un puits et que le peuple est approvisionné en eau, donc,  il y a plus de 2000 ans, les chinois maîtrisaient déjà la technique du forage de puit d’eau.

     


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  • Pendant les premières années de la dynastie des Han, Wu plaça certains princes du sang à la tête de fiefs répartis dans le pays dans l'espoir de faire gouverner l'empire par la famille des Wu pour l'éternité.

    Ces principautés jouirent de pouvoirs importants, elles se dotèrent d'une armée, reçurent le droit de percevoir les impôts, de battre monnaie, de nommer et démettre les fonctionnaires, leurs puissances ne cessant de se renforcer, elles finirent par constituer une menace pour l'autorité centrale.

    L'empereur Wu, à son avènement au trône, décréta une ordonnance de la faveur élargie, qui autorisa les princes à partager leurs territoires avec leurs fils qui recevraient le titre de marquis, ainsi fut réduit le territoire contrôlé directement par des princes.

    Par la suite, l'empereur Wu priva progressivement de leurs titres un grand nombre de princes et de marquis.

    Sous le règne de l'empereur Wu, Dong Zhong shu, lettré confucéen adapta la théorie de Confucius aux besoins d'une politique centralisée, premièrement, il propagea l'idée que le Ciel dominait toute chose, l'empereur, en tant que fils du ciel, gouvernait donc le pays au nom du Ciel, tous les citoyens ainsi que les princes durent obéir à l'empereur, ce fut l'idée de la grande unification.

    Deuxièmement, il proposa de faire du confucianisme la doctrine philosophique officielle et d'interdire la diffusion des autres écoles de pensée, afin de réaliser l'unification idéologique et politique du pays.

    Les propositions de Dong Zhong shu furent acceptées par l'Empereur Wu qui nomma plusieurs confucéens de talent à des postes importants, le confucianisme devint ainsi progressivement la pensée orthodoxe de la société féodale chinoise qui perdura pendant plus de 2 000 ans.

     


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  • -100 av. J.C Encore utilisée aujourd'hui, la brouette a été inventée en Chine par le général Chuko Liang, elle servait principalement à transporter l'approvisionnement et les soldats blessés.

    Les brouettes chinoises n’avaient qu’une roue au centre, ainsi que l’axe de la roue, la brouette fonctionne aussi selon le principe du levier, si l’on exerce une force sur le bras du levier, les poignées de la brouette, la charge se trouve a l’avant et l’arrière ainsi que sur les deux cotés, c’est une simple question d’équilibre, de nos jours la roue se trouve à l’avant de la brouette, ce qui demande un plus grand effort.

    Très en avance sur les Occidentaux en ce qui concerne le transport des hommes et des marchandises, pendant 100 ans, les inventeurs gardèrent jalousement le secret de leur découverte.

    En effet, la brouette avait alors une importance militaire considérable, elle servait à transporter des troupes et des munitions et pouvait se transformer en barricades amovibles pour arrêter les charges de la cavalerie ennemie, une brouette diminuait de moitié le nombre d’ouvriers nécessaire à la construction d’un édifice.

    -87 av J.C, Wu mourut à l’âge de 70 ans dans son Palais de Wu zuo, fut enterré au Tombeau Mao, Wu (-140 à - 87 av J.-C),  régna pendant plus d'un demi-siècle sur la Chine, son grand talent et ses visions audacieuses ainsi que ses réalisations culturelles et militaires firent de la dynastie des Han, à l'apogée de sa puissance, un des empires les plus puissants de l'époque.

     


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  • L'île de Hainan devient chinoise et des colonies y est fondées, la capitale, Changan (actuelle Xian), compte 250000 habitants, la grande muraille est étendue vers le nord ouest.

    La boussole est déjà inventée sous la forme d'un (char magnétique) portant une statue mobile indiquant toujours le sud, guidée par un barreau aimanté.

    - 100 av. J.C, le général Li Ling part en Mongolie combattre les Xiongnu avec cinq mille soldats, cette armée est attaquée par les archers à cheval et doit battre en retraite, les soldats sont capturés dans un défilé, seuls quatre cents hommes peuvent s'échapper.

    Les lettrés confucéens profitent de cette défaite pour critiquer la politique belliqueuse de l'empereur.

     - 100 av. J.C voici une série d’invention, le parachute, redécouvert par Leonardo da Vinci, le moulin de canne a pêche, malheureusement, nous n’avons que des dessins, pas de nom de l’inventeur, ni de date précise.

     -100 av. J.C premiers égouts pour l’eau usée, dans l’ancien palais de Guangzhou (canton) royaume de nan yue.

    -100 av. J.C. Le gouvernail et les voiles multiples, sa maniabilité en manœuvre sera améliorée par la perforation de petites fenêtres à l’intérieur des planches.

     Sous le nom de gouvernail d’étambot, la voile à bourcet, l’installation de telles voiles, d’avant en arrière, sur trois mâts légèrement décalés par rapport à cet axe serait particulièrement efficace pour maîtriser le bateau et en régler la vitesse.

    Il faut enfin citer la division de la cale en compartiments indépendants permettant, en cas de voie d’eau localisée, de maintenir la flottaison du bâtiment, cela grâce à l’observation d’un bambou.

     


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  • Ce fut une suite continue de coagulations et de dissolutions de puissances, empire chinois, tantôt s’étendant de la Mongolie aux Pamir, tantôt perdant ses marches allogènes et se concentrant derrière la Grande Muraille, Empire parthe puis sassanide, confédérations turques, puissance tibétaine, califat musulman disputant à la Chine le contrôle de l’Asie centrale.

    Sur les pistes cheminèrent, sur d’immenses distances, en des voyages qui duraient des mois et des années à travers hautes montagnes et redoutables déserts, missions diplomatiques, caravanes marchandes, armées en voie de conquête ou en déroute, prisonniers de guerre déportés sur des milliers de kilomètres, prédicateurs de religions en pleine expansion ou chassées par une persécution, et encore voyageurs volontaires ou non, techniciens, savants, artistes, tous ces passeurs véhiculaient marchandises, savoirs, techniques, croyances.

    Le commerce le long de la route de la Soie connut un renouveau phénoménal sous la dynastie des Yuan 1271-1368, époque à laquelle la Chine devint de plus en plus dépendante de son commerce de la soie.

    A cette époque des plaquettes délivrés par l’administration de la dynastie des Yuan aux marchands, et qui leur servaient de passeports, leur permettant de circuler et de commercer librement et en toute sécurité dans tout le pays.

    -108, Une nouvelle invasion de la péninsule se termine par la création de quatre commanderies, dont celle de Lolang, installée pour surveiller les mouvements des nomades croisant au nord de la Grande muraille, le sud de la Mandchourie et une grande partie de la Corée sont conquis, de même les royaumes du Min Yue et du Nan Yue (la province du Guangdong) (respectivement au sud est de la Chine et la côte nord du Vietnam).

     


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  • Puis, quand la dynastie des Tang s’établit fermement au Xinjiang, les Sogdiens établis en Chine rachètent aux soldats chinois en garnison la soie qui rémunère leur fonction militaire et contrôlent ainsi le trafic de celle-ci vers l’Ouest, ils sont connus, à la même époque, pour leur fourniture de chevaux aux écuries impériales chinoises.

    Le commerce sogdien s’est par ailleurs surtout pratiqué sous forme de troc, obtention de la soie chinoise contre des parfums de l’Ouest, des plantes médicinales, des métaux précieux (or, argent, laiton de Perse), des épices venues de l’Inde, accessoirement des monnaies sassanides, (pêches d’or) de Samarkand, perle luminescente fabuleuse du Cachemire, médicaments rares comme la thériaque grecque envoyée par l’empereur de Byzance.

    Vers l’Ouest circulent les soieries, la laque, les armes, bientôt la céramique, vers l’Est sont acheminés le cuir, les chevaux, les esclaves (turcs et slaves notamment), les encens et parfums venus d’Arabie ou de Perse, les lainages et tapis (persans), les épices et teintures (indigo) venues de l’Inde.

     Mais aussi des animaux (lions, antilopes, chiens savants, autruches), et encore des artistes, hommes et femmes, du monde romain ou de la Perse, musiciens, danseuses, illusionnistes, acrobates.

    Outre la soie, les marchands ont acheminé d’autres textiles, des fourrures, des produits de teinture, des substances aromatiques, des produits thérapeutiques végétaux ou animaux, des matières rares (ivoire, gemmes, métaux précieux), des épices, des substances industrielles (alun, borax, amiante, cuirs), du papier.

    Ainsi, une technique chinoise de fabrication de l’acier aurait été relayée par un transfuge chinois à un pays d’Asie centrale, d’où il aurait pu passer aux Parthes, (le fer de Margiane), fer sérique des auteurs latins, selon qui les fers sérique et parthe étaient les meilleurs du monde.

     


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  • La Chine crée des postes militarisés sur cette route de l’Ouest et colonise  l’actuel Xinjiang, jusqu’au désert de Taklamakan, ayant en particulier besoin des solides chevaux du Ferghana pour son armée, l’empereur Wu donne en échange les premiers vêtements tissés de cette soie vouée à fasciner pour longtemps les Occidentaux et servant alors de numéraire : la route de la Soie est née.

    Ils transportaient des chevaux, du bétail, des cuirs et des fourrures, ainsi que des produits luxueux tels que l’ivoire et le jade, ils introduisirent également en Chine de nouvelles marchandises, tels les concombres, les noix, les graines de sésame, les figues, la luzerne et les fruits du grenadier, ainsi que de nouveaux savoirs, notamment l’art de faire du vin en pressant des raisins, qui enrichirent la civilisation de l’ancienne Chine.

    La soie se répand à Rome à la même époque et le marché devient tel que des marchands occidentaux rejoignent les diasporas locales au cœur de l’Asie centrale et s’installent, par exemple, dans les villes de Kachgar et Samarkand, en continuant cette route vers l’Europe, une fois passé l’Amou Daria, le chemin se sépare en deux au niveau de la ville de Balkh, l’Ouest mène à travers le territoire des Parthes vers Merv et la Perse tandis que le Sud conduit, a Kaboul et la passe de Khyber, jusqu’en Inde du nord.

    Mieux même, les invasions des Hun (entre 350 et 450) aboutissent à consolider l’économie en Sogdiane même qui devient le centre principal de la richesse agricole et du peuplement en Asie centrale.

    Peu affectés par les invasions turques les Sogdiens continuent à être des marchands incontournables mais aussi et surtout des diplomates qui aideront la Chine dans ses relations avec la Perse sassanide et Byzance.

     


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  • La ligne chinoise tient, quand les nomades sont fatigués une tempête de sable s'abat sur le champ de bataille, Wei Quing saisit l'opportunité et envoie ses cavaliers en nombre encercler l'ennemi dans ces conditions de mauvaise visibilité, l'armée nomade est prise entre deux feux et accablée, les Chinois détruisent plus de 19000 ennemis et poursuivent les autres jusqu'aux montagnes du Khangai en Mongolie centrale.

    La deuxième armée, composée des meilleures troupes, part vers l'Est à partir de Dai et est en supériorité numérique manifeste par rapport aux Nomades, après une très longue marche 1600 kilomètres, ils rencontrent l'armée nomade dirigée par Tuqi.

    La bataille est rapide, les forces nomades ne sont pas de taille face à la cavalerie d'élite commandée par Huo Qubing, celle ci encercle rapidement la cavalerie nomade et la surpasse, les Nomades perdent 70000 hommes et 3 seigneurs nomades et 83 nobles sont capturés, la poursuite des fuyards continue jusqu'au lac Baïkal et l'élimination du clan Xiongnu.

    -114 Zhang Qian mènera sa mission à son terme et, à défaut d’alliance avec les Yuezhi, permettra l’établissement, des ambassades avec les peuples occupant la Sogdiane, la Bactriane, soit le cœur de l’Asie centrale, des liens diplomatiques sont aussi établis avec l’empire Parthe qui, au niveau de l’Irak et de l’Iran actuels, sépare l’Asie de l’Empire romain.

    La longue et sinueuse route de la Soie qui traverse le nord-ouest de la Chine, cette route antique part des anciennes capitales impériales que sont Luoyang et Xian, traverse le fleuve Jaune à Lanzhou avant de s’engouffrer dans le corridor de la province du Gansu, s’étirant le long de la lisière du désert et de hautes chaînes de montagnes.

     


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