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  • La dynastie Yuan 元朝  1279 à 1368, ou la dynastie mongole  

    La porcelaine bleue et blanche fut d’abord produite pour la première fois sous la dynastie Yuan (1279-1368).

    Cuite à des températures très hautes, cette porcelaine se caractérise par la pureté de l’argile blanche ou kaolin qui la compose.

    Sous la dynastie des Yuan de (1271 à 1368), les procédés de fabrication continuèrent à se perfectionner et une grande variété de poteries de valeur apparut.

    La dynastie mongole des Yuan, héritière de Gengis Khan, régna sur la Chine de 1271 à 1368.

    Malgré le sort extrêmement dur qu'elle réserva aux populations chinoises, elle sut encourager un certain épanouissement artistique, et promouvoir les échanges économiques et les échanges d'idées, parmi une cour cosmopolite.

    Les Yuan produisirent un grand nombre de pièces, qui présentent de nouveaux motifs souvent empruntés à la nature, comme les cerfs, les poissons, les rhinocéros, les gravures se simplifient.

    Les céladons longquan, d'une couleur souvent plus claire, continuent à être produits comme du temps des Song, ces céladons longquan atteignent sous les Yuan de grandes dimensions, puisque certains plats atteignent 70 centimètres de diamètre.

    La production de céladons longquan du temps des Yuan se caractérise par la nouvelle technique d'utilisation de motifs moulés, que l'on applique sur la pièce, dragons, fruits, poissons font partie des motifs les plus fréquents.

    Sous l'influence de la peinture, des décors apparaissent sur ces vases, qui s'inspirent de la nature, avec des fleurs en tous genres et des animaux réels ou mythiques, tels que dragons et phénix.

    Bien souvent, ces vases bleu et blanc prendront des formes octogonales, soit au niveau du corps du vase lui-même, soit au niveau de son couvercle ou de sa base, que l'on ne retrouve pas dans la production des dynasties précédentes ou postérieures.

    La Dynastie Yuan, avec l’immense empire mongol, favorise les échanges commerciaux et culturels sur les immenses territoires qu’il contrôlent plus ou moins directement, de l’Asie Centrale au Moyen-Orient, et jusqu’en Asie Orientale et Extrême-Orientale.

     


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  • À la différence du monde coloré et cosmopolite des Tang, les Song prisaient fort les classiques de la pensée confucéenne, et les nobles principes,  sur le plan artistique, ils privilégiaient une esthétique sobre et raffinée.

     

    Les innovations techniques furent nombreuses pendant la dynastie des Song, les grands fours du nord commencèrent à utiliser le charbon à la place du bois, à Jingdezhen on développa des fours plus élaborés, qui pouvaient atteindre une température de 1300°C, on commença à utiliser le huo zhao, épreuve de cuisson, qui faisait appel à un échantillon dont on pouvait surveiller la cuisson de l'extérieur.

     

    Le céladon () désigne un grès porcelaineux, cuit en réduction à haute température, avec une couverte très vitrifiée et, dans le cas des céladons du nord, d'une couleur brun vert caractéristique, due à l'oxydation lors du refroidissement du four.

     

    Les ding (定瓷) sont des porcelaines blanches exécutées sous les Song, présentant souvent une fine bordure sombre, de belle allure, même si, à la différence des Guan, par exemple, ce n'étaient pas en principe des pièces officielles utilisées par la Cour impériale.

     

    Céramique Ru 

     

    Les céramiques à couverte Ru ( ) furent produites pour la Cour impériale à partir de 1107, cette production ne dura que vingt ans, jusqu'en 1127, ce sont des céladons de très grande qualité, sans aucun décor, d'une couleur très particulière, puisqu'ils sont d'un bleu très pâle, que les amateurs chinois qualifient de bleu ciel après la pluie.

     


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  • Les céladons song sont souvent ornés de dessins gravés, ou de motifs incisés ou en relief réalisés à l’aide d’un couteau de bambou.

    Le dessous de ces pièces est également couvert de glaçure à l’exception d’un cercle ou d’un anneau dépourvu de couverte, et dont la pâte a pris une teinte rouge de rouille à cause de la présence de fer dans du kaolin impur, cela est un des signes prouvant l’authenticité de ces pièces.

    Auparavant, les motifs étaient gravés, ciselés, ou imprimés au tampon sur l’ébauche avant le séchage et le vernissage, tandis qu’à partir des Song, on commença à appliquer de la couleur sur le vernis pour obtenir soit des motifs en traits noirs sur un fond blanc, soit des décorations rouges et vertes.

    L’introduction des techniques de la peinture dans la décoration des porcelaines permit à la l’art porcelainier d’accéder à une période toute nouvelle.

    En général elles sont ornées d’élégants motifs qui évoquent la vie, les pivoines qui reviennent chaque printemps, ou le bambou qui plie au vent, et de simples scènes de la vie quotidienne, le tout tracé au brun de fer sur un fond blanc de barbotine, et d’un trait de pinceau vif, sans repentir possible qui rappelle le travail de l’encre.

    La céramique jun (鈞窯), ou (glaçure flambée), est un autre style de porcelaine utilisée à la cour des Song du nord.

    Il se caractérise par un corps plus épais que les céramiques ding ou ru, les jun ont une couverte vitrifiée avec des reflets lavande ou pourpre, si épaisse et visqueuse d'aspect qu'elle produit l'impression de n'être pas encore figée.

    Les premiers fours jun virent le jour sous les Tang, sous les Song à une innovation technique, au lieu d'utiliser l'oxyde de fer pour obtenir des glaçures rouges, comme on le faisait depuis deux mille ans, on utilisa pour la première fois de l'oxyde de cuivre.

    En raison du faible contenu en aluminium, les glaçures flambées de ce type ont une forte tendance à couler, l'utilisation de cendres de paille dans la couverte lui donne ses reflets, dont la couleur peut varier du bleu ciel au bleu grisâtre et au pourpre, en passant par le bleu lavande.

     


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  • La dynastie Song   960 à 1279

    La dynastie des Song (960-1279) marque la période la plus développée de l'industrie céramique chinoise, a cette époque on trouvait des fours partout dans le pays, ils se divisaient en deux catégories, les fours domaniaux et les fours privés.

    Sous les Song du Nord, cette ville fabriquait déjà en grandes quantités des porcelaines Ying qing qui doivent leur renom à leur minceur et à leur fraîcheur, elles avait la minceur d’une aile de cigale et, à contre-jour, on pouvait voir à travers sa paroi l’ombre des doigts.

    Les porcelaines les plus minces que la ville de Jing de zhen fabrique aujourd’hui ont moins de 0,5mm d’épaisseur.

    Elle ont la légèreté du nuage et la minceur de la coquille d’oeuf.

    Les couleurs sur porcelaine sont à base de minéraux, par exemple :
    le chrome donnait une couleur verte.
    Le manganèse donnait une couleur jaune ivoire
    L'argent donnait un jaune acidulé
    Le cobalt donnait une couleur bleue, actuellement le bleu est pratiquement remplace par des produits de synthèse.

    L'émail pouvait être coloré lui aussi en gris, en vert, en beige.

    Un émail très prisé porte même un nom, le céladon, il est gris vert plus ou moins clair. 

    Il existait alors cinq grands fours de cuisson de porcelaine, le four (RU) étant connu pour ses céladons et le four (GE) pour ses céladons craquelés.

    On nomme (ru) un type de porcelaines monochromes provenant du four du même nom,

    Les plus belles productions étaient destinés à l’usage exclusif de la Cour, et ces pièces sont les plus recherchées des collectionneurs, les (ru), sont rarissimes.

     


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  • La période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes 五代十國  907 à 960

     

     A la fin de la dynastie des Tang, pendant les Cinq Dynasties et au début de la dynastie des Song, des appellations telles que Verdure de mille monts et Lotus emperlé de rosée furent données aux céladons des fours Yue yao dans l’aire géographique de la province du Zhe jiang.

     

    Ces objets raffinés furent classés comme tributs par la classe féodale régnante et considérés comme étant son apanage, d’où son nom historique de porcelaine de palais.

     

    Sous les Cinq Dynasties apparaissent des céramiques Xing, du Hebei au Nord, dont certaines, aux yeux des Européens, sont de véritables porcelaines, parce qu'elles sont blanches, translucides et résonnantes.

     

    Ce sont des objets utilitaires et non des céramiques funéraires, elles n'ont aucun décor, la matière de base est le kaolin, blanc après cuisson il est recouvert d'un engobe blanc qui reste nu à l'extérieur, dans la partie inférieure, partout ailleurs la couverte qui contient du feldspath donne un aspect d'un blanc froid à ces pièces, cette couverte se craquelle et forme des gouttes qui paraissent légèrement bleutées.

     


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  • Mais les Tang introduisirent une nouvelle et importante couleur, le bleu, obtenu à partir de l'oxyde de cobalt, qu'ils importèrent du Moyen-Orient par les nouvelles routes commerciales qu'ils avaient ouvertes au travers de l'Asie centrale.

    Les céramiques sancai, qu'il s'agisse de vases, ou de figurines, présentent un aspect bien particulier, les glaçures plombifères coulaient en effet lors de la cuisson, ce qui produisait des effets d'autant plus intéressants qu'elles ne recouvraient parfois qu'une portion de la céramique, le reste conservant sa couleur crème naturelle.

    Contrairement à ce que laisse entendre l'appellation de (trois couleurs), les plus belles statuettes Tang pouvaient parfois comprendre jusqu'à une douzaine de couleurs différentes.

    Le biscuit sancai était tout d'abord cuit sans glaçure, à 900 °C.

    Puis on rajoutait les glaçures, pour cuire la poterie à une température d'environ 1000°C

    Les figurines yong  sont des figurines faisant partie du mobilier funéraire (mingqi), elles sont souvent de petite taille, et représentent par exemple des danseuses Tang aux longues manches, ou des musiciennes, ou encore des dames de la Cour aux costumes complexes.

    Ces petites pièces sont en général monochromes, et ne font que peu appel à une glaçure.

    Ces figurines sont la plupart du temps moulé, souvent le corps d'une part, la tête d’autre part, et parfois sculptée pour en affiner la décoration.

    Il existe des figurines yong plus importantes, telles que les statuettes d'hommes ou de femmes à cheval, de colporteurs sogdiens, ou encore de chameliers, qui présentent souvent un type europoïde, et non pas chinois.

    Ceci rappelle le dynamisme commercial de la Chine des Tang sur la route de la soie où les Sogdiens étaient les principaux acteurs, ils s’y rencontraient toutes sortes d'objets provenant de civilisations différentes, et où l'on croisait les caravanes de chameaux de Bactriane utilisés pour traverser les déserts de Gobi et du Taklamakan.

    Parmi les plus grandes statuettes funéraires, on trouve des palefreniers, des fonctionnaires civils, des guerriers, des « gardiens de tombe », ou encore des (rois célestes), qui protégeaient la tombe des mauvais esprits.

     


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  • L'art de la céramique Tang commença à s'exporter largement, et parfois fort loin, jusqu'en Égypte.

    Grâce à l'utilisation d'oxyde de cobalt, les Tang expérimentèrent aussi un tout nouveau style de céramique qui connaîtra un grand succès sous les dynasties Yuan, Ming et Qing, les céramiques (bleu et blanc).

    Sous la dynastie des Tang, les plus hautes températures atteintes par les fours permirent l'apparition de quasi-porcelaines fines et translucides, dont la surface lisse évoquait le jade blanc, et qui émettaient un son musical au choc.

    Selon les poètes chinois de l'époque Tang, les porcelaines xing  郉窯 avaient l'éclat de l'argent et la blancheur de la neige..

    Parmi les formes les plus fréquentes de porcelaine xing, on rencontre des vases, ou encore des théières à bec court, qui témoignent de l'importance de la cérémonie du thé; la théière à bec court et à glaçure blanche était d'ailleurs de mise, puisque les théières ding étaient également très prisées, sans avoir cependant tout à fait l'éclat des pièces xing.

    Les céramiques Tang trois couleurs 三彩 sont ainsi appelées à cause des couleurs auxquelles elles font appel :

    Le jaune provient de l'oxyde de fer (cuit en oxydation)

    Le vert vient de l'oxyde de cuivre

    Le violet vient du manganèse.

     


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  • Mais qu’est-ce qu’un céladon ?

    Il s’agit de toutes sortes de pièces de formes, vases, bols, objets de la vie courante ou religieuse en porcelaine recouverte d’émail ou d’émail craquelé monochrome, leur couleur va du bleu pâle au vert olive, elle est obtenue par l’application d’une couverte bleutée sur de l’argile jaunâtre.

    Les différentes nuances de couleurs dépendaient de la quantité de fer contenue dans l’argile, ces pièces étaient ensuite cuites en atmosphère réductrice entre 1200° et 1280° pour la plupart.

    On le revêt d’un enduit comportant lui-même du kaolin, ce qui lui permet de faire partiellement corps avec l’objet, c'est la « couverte ».

    Les potiers chinois améliorent donc, avec un grès porcelaineux dont la couverte, à base d'oxyde de fer, prend des teintes subtiles d'un vert plus ou moins clair.

    Ces grès porcelaineux à couverte verte prendront bien plus tard, chez les occidentaux le nom de céladon.

    Ces pièces semblent destinées tout d’abord à l’usage des lettrés et des cours aristocratiques, moins riches qu’auparavant.

    La couleur verte transparente, dans les célèbres céladons gagnait en nuances grâce à des décors de faible relief, très légèrement incisés, et construits en marches d’escalier, pour les grandes formes de la composition.

    La couleur s'intensifiant dans les creux elle gagne en intensité au bas de chaque marche et s'estompe ensuite en dégradé.

    Une céramique noire mouchetée a été produite dans la vallée de Xiaobai au cours de la dynastie Tang et peut être considéré comme étant le précurseur de la céramique jun.

     


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  • La dynastie Tang 唐朝  618 à 907

     

    Sous la dynastie des Tang (618-907), des porcelaines, considérées comme marchandises de valeur, furent exportées à l'étranger, jouent un rôle important pour propager la civilisation chinoise.

     

    On peut voir ainsi combien la porcelaine compte parmi les importants symboles de la Chine, une des plus célèbres est sans doute la technique des trois couleurs mise au point lors de la dynastie Tang, qui consistait en l’application de vernis jaune vif, vert ou blanc à une forme en céramique.

     

    Les objets fabriqués ainsi n’étaient pas seulement traditionnels comme des bols et des vases, des chameaux et des voyageurs du Centre de l’Asie étaient aussi représentés de manière exotique, attestant de l’influence culturelle de la Route de la Soie.

     

    Un autre type de céramiques très apprécié à la cour des Tang était le qing xi, que nous connaissons sous le nom de céladon.

     

    De couleur bleu-vert et de forme simple et élégante, il n’est pas étonnant que leur production continue bien après la dynastie Tang dans toute la Chine.

     

    Il est communément admis que la découverte du Kaolin s’est faite en Chine sous l’époque des Tang (618-907).

     


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