• Alors que Confucius préconisait la Règle d’Or (le Milieu juste, la Pratique équilibrée) et la mansuétude pour la culture personnelle de l’individu,  l'étend, sa pensée.
    Pour Mencius, l’homme possède à la naissance les 4 germes en chinois (si duan) la compassion face à la souffrance, la honte face au mal, l’humilité à l’endroit des aînés, et le discernement du vrai et du faux.

    À l’âge adulte, ces 4 germes s’épanouissent pour devenir respectivement (vertu d’humanité, justice, observance rituelle et sagesse).
    Ces germes résident dans le cœur en chinois (xin), pour les anciens Chinois, l’organe du cœur était le siège du sens moral, de la pensée, de la volonté et du sentiment, pour eux, le cœur et non le cerveau était le centre névralgique de l’être humain.


    Le xin est originellement issu du Ciel, il est déjà tout là, c’est notre responsabilité propre que de parfaire notre humanité, la sincérité, l’authenticité préside à la réalisation, à l’accomplissement de la part céleste en chaque être humain, (s’accomplir soi-même, c’est humanité), permettre aux choses de s’accomplir, (c’est sagesse).


    La meilleure façon de gouverner est de mettre en œuvre le sens de l’humain en Chinois (ren) car ils trouvent dans le peuple la source de leur légitimité, légitimité morale plus que politique. Il faut rappeler que le peuple est en fait l’expression du mandat du Ciel, donc la sanction qui justifie l’instauration d’une dynastie.


    Cette prédominance de l’éthique sur le politique perdurera durant toute l’histoire chinoise, ce gouvernement n’est pas la suppression de la hiérarchie politique et sociale, au contraire, (le ren), qu’il faut traduire par (le peuple) est le meilleur garant de la hiérarchie puisqu’il en constitue la justification morale.

     


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  • Mencius : 

     

    Mencius孟子(-385 à -304 av. J.C.)

     

    Né dans le village de Fu dans le duché de Zou au Shandong, Mengzi est le principal continuateur de l'École des Rites fondée par Confucius, dont il représente la tendance idéaliste. 

     

    Il était à la fois penseur, politicien et pédagogue de l'époque des Royaumes Combattants, qui suivit immédiatement Confucius apporta une contribution importante au confucianisme,

     

    Toute sa vie durant, il ne se départit pas d'une grande estime envers Confucius et oeuvra inlassablement à populariser la pensée de Confucius, il fut reconnu en tant que deuxième sage du confucianisme.

     

    Sillonnant la Chine chaotique des Royaumes Combattants à la recherche d'un sage-roi capable de restaurer la paix, il a rencontré un grand nombre de princes de cette époque et leurs entretiens sont consignés dans le livre qui porte son nom, le Mencius.

     

    C’est au cours de cette longue période d’instabilité que naissent les grandes écoles de pensée de la philosophie chinoise, qui exerce une influence majeure sur le développement de la civilisation et sur l’État chinois durant les deux millénaires suivants.

     

    En parachevant la pensée de Confucius, il préconisa la théorie de qualification humaine du gouvernement, il estimait que le dominateur ne bénéficierait du soutien populaire uniquement s'il se montrait capable de pratiquer le gouvernement à visage humain.

     


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  • -400 av. J.C  L’invention de l’ancêtre du gilet pare flèche en osier tressé, qui résiste aux carreaux d’arbalète les flèches et aux coups de sabre.

     

    -400 av. J.C  Les Chinois ont inventé le harnais à collier un joug, placé sur le cou du cheval, relié à une large sangle de poitrail permettait, pour la première fois, de tirer un lourd chariot sans étrangler l'animal.

     

    Les traits tirant les brancards du chariot étant fixés sur la sangle et reliés au joug, la charge était désormais répartie sur le poitrail et les clavicules du cheval, fort utile pour désensabler les chariots prisonniers des sables dans le désert de Gobi, ou pour les haleurs tirant les sampan le long des canaux, le harnais à collier, apparaît pour la première fois en Europe, 1000 ans après la Chine.

     

    -400 av. J.C  Premier usage du gaz naturel comme chauffage et l’éclairage en Chine.

     

    Le marquis Wen de Wei, est le premier à utiliser les gongs et les cloches dans les manœuvres militaires, pour transmettre les ordres, méthode très vite abandonnée, peu audible dans le feu de la bataille, remplacé par les signaux au moyen de drapeau, le sémaphore.

     

    - 390 av. J.C Son fils, le Marquis Wu lui succède, l'état de Wei atteint avec ces deux hommes, l'apogée de sa puissance, à la mort de Wu, une crise de succession oppose l'héritier Ying et un rival, le prince Wan soutenu par l’état de Han et l’état de Zhao qui pensent éliminer le royaume de Wei.

     

    L'armée Wei et l'héritier Ying sont battus et le prince se réfugie dans la capitale Anyi, Ying profite de la mésentente entre Zhao et Han pour remporter la victoire et rester seul maître de Wei comme marquis puis roi Hui de Wei.

     

    Ensuite c’est l'état de Qin qui combat l'état de Wei  qui est vaincu à la bataille de Shaoliang.

     


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  • La technologie agricole connaît des progrès importants, depuis la charrue avec un soc en fer et l'amélioration des techniques d'irrigation qui permettent de meilleurs rendements et une expansion démographique.

     

    La guerre change de nature, il ne s'agit plus seulement de combattre l'aristocratie, l'armée devient plus importante en taille et comprend de nouvelles armes, l'arbalète et la hallebarde, les règles du combat changent également, sous la période précédente, un code de chevalerie empêchait entre les nobles, l'élimination physique des adversaires vaincus, à présent c'est terminé.

     

    Une autre innovation militaire intervient durant cette période, la cavalerie, sur le modèle des Nomades du Nord qui remplace les chars.

     

    -433 av. J.C La première glacière pour le vin en bronze, découverte dans la tombe du Gouverneur du nom de Yi, il avait le titre de (Marquis).

     

    -400 av J.C, L’astronome Gan De 甘德 traça la première carte du ciel il mis en évidence l’existence des taches solaires,  pour  l’histoire conventionnelle, Galilée les découvrit seulement en 1610.

     

    Gan De dresse le premier grand catalogue d'étoiles, le (livre de soie), avec 29 types de comètes, c’est le premier guide du genre de l’histoire de l’humanité.

     


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  • -481 av. J.C.), Xiang qi le d’échec Chinois à deux joueurs qui tire ses origines de stratégies militaires, il existe des documents officiels datant de cette époque à propos de ce jeu.  

    -480 av. J.C L’invention du zéro existe en Chine depuis alors qu'on situe généralement la naissance du zéro en Inde, le zéro est un élément essentiel pour toute opération mathématique, mais ce n’est pas un chiffre, mais bien un nombre abstrait, sa découverte revêt donc une importance historique, qui se fait en deux stades distincts.

    Tout d'abord, le zéro est représenté par une place vide, nous sommes certains que l'emploi du zéro, cette représentation sur les tables de calcul Chinoises, la formule était simple, le nombre 405, par exemple, s'écrivait, quatre (espace) cinq, soit quatre centaines, pas de (dizaines), cinq unités.

    Pendant des siècles, il semble que les Chinois aient jugé que l'espace vide était parfaitement adéquat, l’espace vide fut ensuite entouré d'un cercle, lequel est l'ancêtre de notre (0)

     -444, Les Chinois savent calculer avec précision la durée de l'année solaire bien avant le calendrier Julien des Romains, les progrès significatifs dans la civilisation matérielle et intellectuelle, sont dus à la concurrence entre les différents royaumes, la monnaie métallique est employée, la fonte de fer est inventée, l'administration est centralisée.

     


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  • Plus tard, il s'appelait (Zhi Yuan), car le papier qui se prononce (Zhi) en chinois, donc l’épervier de papier, il a été employé à la place de bois dans sa fabrication.

    Le cerf-volant n'était pas uniquement un divertissement à l'époque, il a été utilisé à des fins militaires comme signalisation aux troupes.

    -500 av. J.C L’ancêtre du deltaplane, les archives mentionnent des cerfs-volants gigantesques capables de porter un homme en l’air, destinés à observer les mouvements de l'ennemi.

     -500 av. J.C Zhu Ge Nu 諸葛弩ou arbalète à répétition c’est une petite arbalète chinoise à levier, le magasin de cette arme pouvais contenir de 10 à 12 carreaux, aussi une autre arbalète a tir multiple de 3 à 5 carreaux en un seul tir, utilisée pour arrête les charges de cavalerie.

     - 481 à – 221 av. J.C La période des royaumes combattants

    La période des Royaumes combattants oppose 7 grands royaumes puissants (Qin, Qi, Chu, Yan, Zhao, Han et Wei).

    Qui commence par l'affrontement des principaux concurrents Qi, Chu, Han et Wei, l'état frontalier de Qin, aguerri par le voisinage des barbares et maîtrisant la fabrication d'armes en fer, conquiert le Nord Ouest et l'Est Chu, puis élimine un par un les autres états, l'efficacité de son armée tient au choix de la mobilité, du développement de l'infanterie légère, de la cavalerie, l’état de Qin possède une arme secrète.

     L'invention de l'arbalète c'est aussi le début de la construction par tronçons de la première grande muraille de Chine par les royaumes du Nord, simples remparts de terre et de cailloux.

     


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  • Le Chinois n’a jamais eu l’esprit religieux comme on l’entend en Occident, il est avant tout, et surtout, conformiste et attaché aux traditions, la seule religion vraiment chinoise, c’est le culte des ancêtres, la famille occupe une grande partie dans la vie des Chinois et elle est une partie du tronc commun de la culture chinoise, qui a été profondément influencée par le Confucianisme, qui est l'une des plus grandes écoles philosophiques, morales, et politiques en Chine.

    Confucius n’a jamais reconnu l’existence d’un dieu, il a dit (l’homme n’arrive pas a communiqué avec l’homme, comment pourrait il communiqué avec un dieu).

    Chaque année des cérémonies sont organisées à travers la Chine pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Confucius.

    -513 av. J.C l’amélioration des techniques d’irrigation autorisent de meilleurs rendements agricoles, donc un accroissement de la population.

    -507 à - 444 av J.C Lu Ban 鲁班, Lu Ban né dans le Royaume de Lu, un ancien royaume de la Chine, patrie de Confucius aujourd’hui province de Shandong, son vrai nom était Gong shu Ban 公输般 il est connu aussi sous le nom de maître Gong shu, mais en raison de son origine, on l’appelle plus couramment Lu Ban.

    C’est un célèbre menuisier charpentier de l’antique Chine, un artisan de génie, on lui doit, la construction du pont à arche unique, la pagode et le pavillon aux tours d'angle, on lui doit aussi l’invention du cerf-volant, le cerf-volant de bois, sous le nom de Mu Yuan, Mu signifie (bois) et Yuan, (épervier), ce qui signifie épervier de bois.

     


     

     

     


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  • A force d'attention et de persistance, je suis parvenu à découvrir dans cette pièce de musique antique, l'intention de celui qui l'a composée, tous les sentiments par lui éprouvés, je les éprouve moi-même, en jouant l'œuvre dans laquelle il les a enfermés.

    Il me semble que je vois le compositeur, que je l'entends, que je lui parle, il m'apparaît comme un homme d'une taille moyenne, dont le visage un peu long est d'une couleur qui tient le milieu entre le blanc et le brun, ses yeux sont grands et pleins de douceur, sa contenance est noble, sa voix sonore, toute sa personne respire la vertu, et commande le respect.

    Cet homme, j'en suis certain, c'est l'illustre et sage empereur Wen Wang, en entendant cela Liang se prosterna devant Confucius.

    C'est en effet Wen Wang qui est l'auteur de cette musique, dit-il, votre pénétration me comble d'étonnement, vous n'avez rien à apprendre de moi, vous êtes un sage et j'aspire à l'honneur d'être votre disciple.

    Pendant plus de deux mille ans, la sagesse de Confucius guida la morale individuelle et sociale chinoise et modela profondément l’esprit des Grands et du peuple.

     Le culte de Confucius était un culte d’ancêtre et, jusqu’en 1911, le portrait du Maître était accroché à l’entrée de chaque école.

     Toujours présente, la pratique du culte des ancêtres encore existante, de même que celui de Confucius, l’ancêtre pour ainsi dire commun, le génie spirituel en qui le Chinois en général se reconnaît autant qu’en ses propres ancêtres.

     


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  • Pendant dix jours, le maître ne fit entendre à son élève que la même mélodie et l'élève s'exerça à la jouer après lui, votre jeu ne diffère pas du mien, lui dit alors Liang, il est temps que vous vous exerciez sur une autre mode.

    Votre humble disciple, répondit Confucius, ose vous demander de le laisser encore étudier cette pièce, il ne suffit pas de la jouer correctement comme quelqu'un qui suivrait les lignes d'un dessin sans savoir quel objet ce dessin représente.

    Je voudrais trouver le sens de cette mélodie, pénétrer l'idée du compositeur, et j'avoue que malgré mes efforts, je n'ai pas encore réussi.

    Bien, dit le Maître, je vous donne cinq jours pour éclaircir cette question.

    Ce terme expiré, Confucius se présenta devant Liang, je commence à distinguer confusément l'âme de cette musique, comme on voit les objets mal éclairés encore dans les brumes de l'aube, dit-il, le jour n'est pas venu tout à fait, donnez-moi cinq jours encore, et si je n'ai pas atteint encore le but que je me propose, je me regarderai comme indigne de m'occuper de musique.

     

    Le délai fut accordé, et cinq jours après, Confucius revint auprès de son maître avec un visage rayonnant, j'ai trouvé enfin, ce que j'ai si longtemps cherché, s'écria-t-il, je suis comme un homme qui a gravi péniblement une haute montagne, et découvre enfin tout le pays environnant.

     


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  • Musique du temps de Confucius :

    Il y a 4500 ans seulement, l'empereur Chun fonda un conservatoire de musique, le premier en date, seuls, les fils des princes et l'élite de la noblesse était admise à y faire leurs études.

    L'état florissant de la musique se prolongea encore plusieurs siècles après l'empereur Chun, puis elle déclina, et, à l'époque de Confucius, elle était en pleine décadence et l'illustre philosophe le déplorait amèrement.

    Cependant, de son temps, bien des vestiges de l'ancienne musique existait encore, et Confucius lui-même se rendit un jour pour demander des leçons à un musicien nommé Liang, dont la réputation était grande.

    On disait de lui qu'il avait conservé les bonnes traditions, et le philosophe était impatient de connaître un homme aussi remarquable et de se perfectionner dans le premier des arts, Confucius se fit admettre au nombre des élèves de Liang et écouta ses leçons.

    Chapitre XIV 

    Bientôt le maître s'aperçut que le nouveau venu n'était pas un écolier ordinaire, et un soir, il le retint auprès de lui, après quelques instants de grave causerie, il se fit apporter la grande lyre nommée king, et dit à Confucius : Écoutez attentivement la mélodie que je vais vous faire entendre, Confucius se recueillit et les cordes commencèrent à vibrer.

    A chaque son qui s'envolait de la lyre, le jeune philosophe redoublait d'attention et ne quittait pas l'instrument des yeux, et il tomba bientôt dans une sorte d'extase qui dura longtemps encore après que le musicien eut fini de jouer, en voici assez pour cette fois, dit Liang, surpris de la profonde impression éprouvée par son disciple.

     


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