• L’empereur revient à changan et envoie un émissaire pour persuader Li Huai guang de revenir dans la soumission à l'empereur, ce dernier est réceptif.

    Mais le second envoyé de l'empereur, Kong Chaofu est tué par les soldats de Li Huai guang pour manque de respect envers Li.

    Ce dernier résiste aux forces Tang, les forces Tang de Ma Sui et Hun Zhen convergent vers Hezhong, Li Huai guang se suicide et son armée se soumet à l'empereur.

    A ce moment l'empire est profondément troublé à cause de ces guerres, et les forces Tibétaines, font des incursions répétées dans le territoire chinois.

    Le chancelier tibétain Shang Jiezang pense qu'il serait possible de conquérir Tang s'il pouvait mettre hors course trois généraux chinois, Li Sheng, Ma Sui et Hun Zhen.

    Tandis que l'Empereur De zhong commence à devenir paranoïaque vis à vis des généraux qui ont trop de pouvoir.

    787 Nouvelle invasion de la Chine par le Tibet, la puissance chinoise est humiliée ses ambassadeurs sont faits prisonniers. 

    L'empereur du Tibet, Trisong Detsen, s'efforce de contenir la poussée musulmane à l'ouest, il essaie d'envahir les possessions d'Haroun al-Rashid, ce dernier s'allie alors à la Chine, les troupes tibétaines sont refoulées et la menace musulmane assombrit la fin du règne de l'empereur tibétain.

    Toutefois, Shang Jie zhang  poursuit la nouvelle étape de son plan, en soumettant une proposition de paix par Ma Sui à l'empire, De zhong croit en la bonne foi de Shang Jie zhang et accepte le traité, malgré les avertissements de Li Sheng.

    A la demande de Shang, l'empereur envoie Hun Zhen le rencontrer pour signer le traité.

    787 le jour de la signature du traité, Shang tend une embuscade à Hun Zhen à l'endroit même de la rencontre, dans le but de le capturer, mais Hun s'échappe avec l'aide précieuse de Luo Yuan guang et Han Yougui.

    Comme Ma Sui est responsable des préparatifs du traité de paix avec Shang, Dezhong le rappelle à changan et il lui enlève son commandement de Hedong.
    Après cet échec, l'empereur rappelle Li Mi, ancien gouverneur de Shanguo à changan pour servir comme seul chancelier.

    Sous son influence, l'empereur crée un régime favorisant l'installation des soldats dans les régions frontalières avec le Tibet, avec promesse de terres et de semences pour repeupler ces régions et renforcer la défense.

     


    11 commentaires
  • 784 suivant la proposition de Lu Qi, l'empereur présente ses excuses pour avoir provoqué les rébellions et pardonne à tous les seigneurs de la guerre à l'exception de Zhu Ci et exempte de taxes les soldats impliqués dans les campagnes contre ce dernier.

    Trois généraux acceptent les excuses impériales, renoncent à leur demande de titres princiers et se déclarent fidèles à la dynastie Tang.

    L'empereur les nomme gouverneur militaire de leur région.

    Mais le quatrième, Li Xi lie se déclare empereur du Chu
    Li Huai guang négocie en secret avec Zhu Ci qui a changé le nom de son empire de Qin en Han, pour entrer dans une alliance avec Zhu qui promet de le traiter en frère aîné Li Huai guang annonce sa rébellion.

    L'empereur fuit de Fengtian à la préfecture de Liang (actuellement Hanzhong dans le Shaanxi).

    Plusieurs officiers de Li Huai guang refusent de le suivre et rejoignent Li Sheng nommé par l'empereur, commandant des forces Tang dans la région.

    Voyant cela Zhu Ci traite Li Huai guang comme un subordonné, furieux, Li Huai guang se retire de la région et retourne à sa base, à Hezhong, dans le Shaanxi).

    Li Sheng prépare l'attaque décisive contre changan, il entre dans la capitale, Zhu ci s'échappe au Tibet, il est tué par ses propres soldats.

    C'est la fin de l'état Han.

     


    13 commentaires
  • Sous son influence, l'empereur crée un régime favorisant l'installation des soldats dans les régions frontalières avec le Tibet, avec promesse de terres et de semences pour repeupler ces régions et renforcer la défense.

     

    780 Le Classique du thé de Lu Yu est le premier précis sur la culture du théier et sur la consommation de ses feuilles qui étaient torréfiées avant d'être comprimées en forme de galettes.

     

    780 l'usage de la monnaie s'est répandu au point que les impôts sont désormais prélevés en numéraire et non plus en nature, les commerçants font usage de lettres de change (fei qian ou argent volant).

     

    Les quatre groupes d'armées qui défendent la Chine sont alliés et se sont rendus indépendants de la couronne, les quatre groupes d'armées préparent une guerre contre le gouvernement impérial.

     

    L'empereur réagit en donnant l'ordre à des généraux fidèles d'attaquer ces officiers félons, les généraux fidèles sont vainqueurs.

     

    782, l'empereur a gagné son bras de fer contre les seigneurs de la guerre.

     

    Les mutins plébiscitent Zhu Ci, un ancien gouverneur militaire de Jingyuan, Zhu Ci se déclare empereur du Qin, quelques responsables Tang rejoignent son administration, Zhu Ci prend le commandement de cette troupe et met le siège devant Fengtian pendant plus d'un mois, la petite ville est prête à tomber, quand Li Huai guang, marche sur Fengtian rapidement.

     

    Zhu Ci attaque furieusement Fengtian mais ne peut la prendre, quand l'armée de Li Huan guang arrive à Fengtian, Zhu Ci se retire vers Tchangan.
    Bien que Li Huai guang a sauvé l'empereur, De zhong l'offense en refusant de le rencontrer, l'empereur prévoit une rencontre avec plusieurs autres généraux pour planifier la reprise de changan.

     


    12 commentaires
  • Et les règnes suivants verront la Chine dans une attitude prudente et comblant les qaghan ouigours de titres, d'honneurs et de cadeaux ainsi que la main d'infantes chinoises, la dynastie Tang, sauvée deux fois par les Ouigours, n'a rien à leur refuser.

     

    Un des membres de l'entourage de Xuan zhong, le général An Lu shan, avait su exagérer les risques d'une invasion barbare pour se faire confier une armée considérable, avec laquelle il marcha sur la capitale, la répression ne suffira pas pour rétablir les Tang.

     

    763 Trisong Detsent, le roi des Tibétains profite de la situation pour attaquer la Chine avec une armée de 200000 soldats, l’armée chinoise est vaincue le 762 à Zouzhi, il prend la capitale Tchangan et l'incendie.

     

    L'empereur s'enfuit, un nouvel empereur est nommé par les Tibétains et la Chine accepte d'offrir un hommage perpétuel de 50000 rouleaux de soie.

     

    778 Une alliance du Tibet avec le Siam pour attaquer le Sichuan province de Chine.

     

    Toutes ses guerres auraient entraîné une régression de la population de 50 à 17 millions d'habitants, la dynastie des Tang entre en décadence.

     

    779 le fils aîné de Tai zhong, devient empereur sous le nom de De zhong, il a soutenu la guerre de libération de son père comme commandant suprême de l'armée impériale, il est brièvement régent quand l'empereur Tai zhong est malade, devenu empereur il tente de réduire le pouvoir des seigneurs de la guerre.

     

    Les quatre groupes d'armées qui défendent la Chine sont alliés et se sont rendus indépendants de la couronne, ils préparent une guerre contre le gouvernement impérial, l'empereur réagit en donnant l'ordre à des généraux fidèles d'attaquer ces officiers félons.

     

    Les généraux fidèles sont vainqueurs, l'empereur a gagné son bras de fer contre les seigneurs de la guerre.

     


    9 commentaires
  • Chapitre XXXXII 

     

    L'empereur reconnait ses fautes et abdique au profit de son fils qui est proclamé empereur Sou zhong, de nombreux chinois se rassemblent sous les drapeaux du nouvel empereur, pendant tout son règne (756 - 762), l'empereur s'occupe de reconquérir la Chine.

     

    Il se rend d'abord à Lingwou au sud de Ninghia dans le Kansou et là il appelle les mercenaires turcs à son aide, comme le prestige de la dynastie Tang est encore très grand, ils accourent en grand nombre.

     

    Deux généraux loyalistes, Kouo Tseu yi (697 - 781) et Li Kouang po reconstituent l'armée impériale, mais les nouvelles recrues ne sont pas efficaces contre les vétérans de Ngan lou Chan.

     

    La fortune sourit aux Tang, le qaghan des Turcs Ouigour Beiyam tchor (745 - 759), envoie à Sou zhong, une armée de secours qui contribue fortement à la victoire de l'empereur contre les rebelles.

     

    Mais il n'est pas le seul, des troupes sont envoyé en soutien par le souverain abbasside Abou Djafar El Mançour (4000 soldats), en 757 et par les princes du Tarim.

     

    L'empereur Sou zhong meurt à 52 ans 762, épuisé par ces luttes  perpétuelles, son fils Tai zhong (762 - 779), lui succède mais tout est à reprendre, les rebelles lui ont repris Louyang et le nouveau qaghan ouigour Teng li Meou yu, pense maintenant soutenir les rebelles.

     

    La révolte est vaincue, la dynastie Tang restaurée, mais la victoire est due à la présence des Ouigours, cette révolte si longue a provoqué la baisse d'un tiers de la population chinoise.

     


    11 commentaires
  • 754 une armée des Tang, sous les ordres du général Li Mi, est complètement détruite par les troupes du royaume de Nanzhao qu'elle avait attaqué, le général Li Mi est tué, à cette époque, le royaume de Nan zhao est tributaire du Tibet.  

     

    755 An Lu shan, un général en poste au Nord-est, en profita pour renforcer son pouvoir dans cette région et partit à la conquête du reste de la Chine.

     

    755 rébellion d'An Lu shan, un barbare de père sogdien et de mère turque, gouverneur de Fan yang (aujourd'hui Beijing), contre Xuan zhong, An Lu shan triomphe d'abord et se proclame empereur des Yan à Luoyang, Xuan zhong fuit vers l'ouest mais, les troupes refusant de l'accompagner plus loin, il leur donne satisfaction en faisant décapiter ses deux favoris tandis que sa concubine Yang Gui Fei se suicide, il cède ensuite le trône au prince héritier, Li Heng, qui devient l'empereur Su zhong, ce dernier lutte avec succès contre la rébellion.

     

    La défaite d'An Lu shan et les difficultés rencontrées sur la Route de la Soie sonnent le glas de l'influence sogdienne en Chine. 

     

    Les affrontements, qui durèrent près de dix ans, se soldèrent par la destruction de la capitale et des déplacements de population massifs et firent des millions de victimes, les Tang réussirent à reprendre la maîtrise de l'empire, mais la fin de leur dynastie était proche.

     

    Les rebelles ayant pillé Louyan se dirigent vers Tchangan, les rares troupes fidèles font des prouesses pour sauver l'Empire, pour aller à Tchangan, il faut suivre une vallée étroite, défendue par la forteresse de Thoung.

     

    Un officier fidèle pourrait vraisemblablement les retenir mais il doit exécuter les ordres insensés du conseil de la guerre, reçus de la cour.

     


    10 commentaires
  • Cette violence provoque une révolte générale, résultat, le général arabe Ziyad ibn Salih menant une armée abbasside évaluée à  150000 hommes rencontre, auprès de la rivière Talas,  en 751, le général chinois à la tête d'une armée de 10000 hommes, renforcée de 20000 Qarlouq, vassaux des Chinois.

     

    La bataille dure cinq jours et commence favorablement pour la Chine, mais progressivement l'affrontement tourne à l'avantage des Arabes et les Qarlouq trahissent au profit des Abbassides.

     

    Les Chinois battent en retraite, des milliers de prisonniers chinois sont ramenés à Samarkand, une armée chinoise vaincue, 50000 morts et 20000 prisonniers, c'est par cette défaite que les techniques chinoises du papier sont connues dans la civilisation arabe.
    Cette bataille décide du sort de l'Asie centrale, tout le Turkestan occidental, jusqu'à Tachkend restera aux Arabes.

     

    Mais ce n'est pas le seul échec militaire en cette année 751, le roi Ko lo fong (748 - 779) se révolte contre la suzeraineté chinoise et remporte une victoire contre l'armée chinoise à Xiaguan, où 60000 soldats Tang périssent.

     

    751 Le général chinois Ngan lou chan est battu par les Kitat, il est convoqué à la capitale suite à des rapports envoyés à l'empereur qui signale sa conduite équivoque, il se disculpe auprès de l'empereur, mais il prépare soigneusement son expédition, il recrute des Turcs, fait venir beaucoup de chevaux.

     

    751, l'armée impériale intervient pour rétablir l'ordre au cours d'une révolte contre le roi sogdien à Samarkand, elle est défaite par les forces arabes sur le fleuve Talas, l'empire des Tang perd une nouvelle fois, le contrôle de la Route de la soie en Asie centrale, leurs revenus déclinent, et la Chine se referme de nouveau culturellement sur elle-même.

     


    11 commentaires
  • 740 l'empereur Xuan zhong est follement épris de sa concubine Yang Gui fei, dont le cousin Yang Guo zhong devient le personnage le plus influent de la cour.

     

    Il se heurte à An Lu shan, gouverneur militaire des marches du Nord, que les victoires ont rapproché de l'empereur, et qui devient aussi un familier de la belle Yang Gui fei, puis probablement son amant, An Lu shan se rebelle et force l'empereur Xuan zong à fuir Changan.

     

    742 Xuan zong change son nom de règne en celui de Tian bao, il sombre dans le luxe et le plaisir, laisse ses hommes de confiance exercer le pouvoir et comble de faveurs sa concubine préférée, Yang Gui Fei

     

    750 L’offensive chinoise réussie contre le Tibet. 

     

    Le développement du commerce et l'essor de l'économie ont permis l'accumulation d'énormes richesses très inégalement partagées, le monopole sur le commerce des métaux est rétabli, des impôts frappent les plus riches, les biens des couvents sont expropriés.

     

    On peut dire que c’est la création de l’impôt sur la richesse, au profit des plus pauvres.

     

    Après une longue période de troubles, marquée par la révolte des marchands de Guangzhou, qui saccagent la cité avant de s'enfuir, la paix civile est rétablie, mais les invasions étrangères ravagent le pays.

     


    11 commentaires
  • La Chine est davantage préoccupée par les Tibétains, du côté du Pamir, les Tibétains menacent les petits royaumes de Gilgit, du Baltistan et du Wakhan, passage nécessaire sur la route de la Kachgarie à l'Inde.

     

    La Chine ne peut se permettre que cette route soit fermée d'autant plus que les rois du Cachemire et sur Kapica (Kaboul) sont des alliés.

     

    Les communications avec ces clients sont coupées le jour où les Tibétains occupent Gilgit, le général chinois Kao Sien tche, dirige une expédition pour libérer les passes.

     

    725  l’invention du premier mécanisme à échappement par le chinois I Hing, l'échappement est une partie primordiale d'une horloge.
    727 Nouvelle tentative d'invasion de la Chine par le Tibet, cette fois elle est couronnée de succès, les troupes tibétaines s'empare d'Anxi, au Gansu, et pillage de la ville.

     

    729 unification des six royaumes Baï et création du royaume de Nanzhao, avec l'encouragement des Tang qui y voient un rempart  potentiel contre les Tibétains. 

     

    730 négociations de paix sino-tibétaines.  

     

    740 Le premier journal imprimé en Chine.

     

    (740-797)  Sous son règne, le Roi du Tibet, Tri song De tsen envahit la capitale de la Chine Changan et mis en place un nouvel empereur.

     


    12 commentaires
  • (712-755) L'apparition de l'opéra chinois est généralement attribuée à l'empereur Xuan zong qui a fondé le (Jardin des Poires) (li yuan), la première troupe d'opéra connue en Chine.

     

    714 Une tentative avortée d'invasion de la Chine par les guerriers tibétains.  

     

    715-781) Han Gan peint le Blanc qui illumine la nuit, le cheval adoré de l'empereur.

     

    En Asie centrale, l'influence chinoise est à son zénith. Changan est la ville la plus peuplée du monde avec plus d'un million d'habitants, elle est le carrefour des civilisations, les caravanes des marchands persans et sogdiens fréquentent la Route de la soie.

     

    Le bassin du Tarim fournit des chevaux, Byzance des objets en verre, le Turkestan du jade, Samarkand du cristal et l'oasis de Turfan du coton, les Chinois exporte soie, thé, papier et céramique.

     

    Les écoles de Changan accueillent des Coréens et des Japonais qui étudient le confucianisme et le bouddhisme, certains passent les examens impériaux, d'autres adoptent un nom chinois pour servir à la cour, des musiciens et des danseurs d'Asie centrale se produisent à la cour.

     

    La capitale des Tang est tolérante en matière de religion et accepte le bouddhisme, le taoïsme, le zoroastrisme, le nestorianisme et l'islam.

     

    Les statuettes en terre cuite des tombes de cette période illustrent concrètement les relations de la Chine avec le monde extérieur, beaucoup d'entre elles représentent un étranger barbu au long nez ou des palefreniers avec leurs chevaux, très convoités, du Ferghana.

     


    9 commentaires